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Une 3e vidéo met en cause l’intervention de policiers de Québec

Capture d'écran de la vidéo qui circule sur Facebook.

Capture d'écran de la vidéo qui circule sur Facebook.

Photo : Capture d'écran - Facebook

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) confirme enquêter sur une troisième vidéo montrant une intervention musclée de la part de ses policiers.

La vidéo diffusée sur Facebook montre des policiers qui interviennent la nuit auprès d’un groupe de jeunes. Un des agents interpelle un jeune homme en lui criant : Veux-tu que je te gaze mon ostie? avant de le pousser violemment contre l'autopatrouille.

Certaines personnes dans le groupe de jeunes invectivent aussi les policiers. La vidéo semble avoir été tournée à la sortie des bars, sur la Grande Allée.

Capture d'écran de la vidéo qui circule sur Facebook

Une troisième vidéo d'une intervention policière brutale fait surface

Photo :  Capture d’écran - Facebook

Un agent suspendu

Le Service de police de la Ville de Québec affirme que la vidéo est l'un des éléments examinés dans les enquêtes internes en cours concernant des interventions policières. Selon la police de Québec, au moins un des agents présents dans la vidéo fait partie des cinq policiers suspendus avec solde mardi par le Service de police de la Ville de Québec, le temps de faire la lumière sur les différents incidents.

Contexte manquant

Cette troisième vidéo d’un peu plus d’une minute ne montre qu’une partie des événements, qui ont possiblement eu lieu avant les deux autres interventions policières pour lesquelles quatre enquêtes sont en cours.

Les enquêtes ont été déclenchées après que deux premières vidéos montrant des arrestations musclées eurent été diffusées sur les réseaux sociaux. Elles montraient des interventions dans la soirée et la nuit du 26 au 27 novembre.

La troisième est possiblement plus vieille, car on y voit des feuilles dans les arbres, certaines personnes portent des chandails à manches courtes et il n’y a pas de neige au sol.

Comme pour les vidéos précédentes, il manque des éléments de contexte pour comprendre ce qui a mené à une intervention policière aussi musclée.

Quatre enquêtes

En l'espace de quelques heures, dans la nuit du 26 au 27 novembre, des policiers de l'escouade GRIPP du Service de police de la Ville de Québec, affectée à la surveillance des bars de la ville, ont été impliqués dans deux interventions où la force utilisée pourrait avoir dépassé les limites.

Un total de quatre enquêtes ont maintenant été confirmées en lien avec ces événements.

Deux enquêtes internes distinctes ont été déclenchées au sein du corps de police municipale, la première pour l'intervention sur Pacifique Niyokwizera et une autre pour celle sur Jean-Philippe St-Laurent.

La ministre Geneviève Guilbault a pour sa part demandé une enquête au Commissaire à la déontologie policière pour chacune des interventions. Le premier ministre François Legault affirme qu'il est déterminé à aller au fond de choses.

« Ce qu'on a vu, c'est pas acceptable. Il faut aller au fond des choses et s'assurer qu'on prend les mesures nécessaires pour plus que ça arrive. »

— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

Le Commissaire a techniquement six mois, en vertu de la Loi sur la police, pour faire la lumière sur ces événements, bien que la ministre ait demandé des résultats plus rapidement, en particulier dans le cas de Pacifique Niyokwizera.

Si des éléments criminels étaient constatés ou soupçonnés par le Commissaire, le Directeur des poursuites criminelles et pénales, ou encore le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), pourrait alors prendre la relève.

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