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Au Yukon, environ 94 % du personnel gouvernemental est vacciné

John Streicker prend la parole à l'Assemblée législative.

À l'Assemblée législative mardi, le ministre responsable de la Commission de la fonction publique, John Streicker, a affirmé que les chiffres exacts concernant la vaccination des employés du gouvernement seraient connus mercredi.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Au Yukon, la vaccination obligatoire pour les employés du gouvernement est entrée en vigueur le 1er décembre à minuit. Ils doivent tous avoir reçu une dose de vaccins pour continuer de travailler et c'est le cas pour 94 % d'entre eux. Le gouvernement indique que seuls 2 % du personnel n’ayant pas répondu sont des travailleurs à temps plein.

Si les syndicats s’inquiétaient à l’approche de la date butoir, le gouvernement s'est voulu rassurant quant au nombre d’employés non vaccinés et donc face à une éventuelle pénurie de main-d'œuvre.

La majorité des travailleurs qui n'ont pas répondu sont des employés occasionnels ou sur appel, a affirmé le premier ministre Sandy Silver.

À l'Assemblée législative, mardi, le ministre responsable de la Commission de la fonction publique, John Streicker, a affirmé que le gouvernement pourrait faire venir des employés d’autres départements pour pallier le manque d'effectifs.

En attendant la communication des chiffres exacts et le détail des secteurs touchés, des effets se font déjà ressentir dans des secteurs qui nécessitent un personnel qualifié et où l'on ne peut donc pas si facilement trouver de la main-d’œuvre, comme c’est le cas à la garderie du petit cheval blanc de Whitehorse.

La vaccination n'est pas obligatoire pour les garderies, sauf si elles sont installées dans les écoles, comme la garderie francophone.

La garderie du petit cheval blanc doit s'adapter

On a quelques employés qui, malheureusement, ne sont pas vaccinés et ne veulent pas l’être, donc on a dû faire une restructuration, explique Jocelyne Isabelle, la directrice. Faute de pouvoir trouver du personnel pour les remplacer, le service de garde pour les plus grands l'après-midi a dû être supprimé temporairement.

Pour l'instant on offre les services de garde après l'école seulement pour les groupes de maternelle. On a 16 enfants qu'on peut toujours accueillir l'après-midi, mais on a décidé de continuer d’offrir le service le matin à 7 h 30 le matin, pour tous.

Ça a été moins catastrophique qu’on le pensait, confie-t-elle, même si 36 enfants n’ont pas accès au service de garde du soir.

Comme pour tous les organismes au Yukon qui reçoivent des populations vulnérables, on est touchés par ces mesures-là et, depuis l’été, les mesures ont changé à plusieurs reprises alors c’est une constante adaptation.

« C’est sûr qu’on commence à ressentir un certain essoufflement auprès de notre personnel, mais on s'adapte, ce sont des consignes gouvernementales et c’est vraiment important. »

— Une citation de  Jocelyne Isabelle, directrice de la garderie du petit cheval blanc

De son côté, la Commission scolaire francophone du Yukon affirme que l’entrée en vigueur de la mesure n'aura que peu d'impact.

Tous nos enseignants ont attesté être vaccinés, indique son directeur, Marc Champagne, ce qui fait que peu ou possiblement pas de changements sont à prévoir. Nous on ne sera pas obligé de modifier la programmation, les groupes ou les horaires, explique-t-il.

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