•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

5 questions sur le variant Omicron au Dr Leduc

Illustration montrant une carte du monde avec des coronavirus.

La nouvelle souche de coronavirus B.1.1.529 est nommée Omicron.

Photo : iStock

Radio-Canada

Alors que des voyageurs ont été placés en isolement au Bas-Saint-Laurent, doit-on s'inquiéter du variant Omicron? En cinq questions, le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Sylvain Leduc, fait le point sur ce que l'on sait à son sujet jusqu'à maintenant.

1- Alors que les mesures ont été rehaussées un peu partout dans le monde en raison du variant Omicron, que peut-on dire à son sujet?

La première chose que l'on sait, c'est qu'il a changé de forme. On dit qu'il a subi des mutations dans sa séquence génétique et quand ça survient en grand nombre, c'est là où un variant peut être qualifié de préoccupant, c'est ce qui arrive. Ce que ça fait, quand il change de forme, souvent, il change de propriétés. La première propriété, c'est de se transmettre plus facilement ou moins facilement.

« Dans le cas présent, on a des indications qu'il est possible que le variant Omicron se transmette plus facilement. Maintenant, ce qu'il reste à déterminer, c'est s'il est plus sévère, s'il entraîne plus de mortalité, d'hospitalisations. »

À ce moment-ci on n'a pas d'information concrète et claire. Est-ce qu'il échappe aux vaccins disponibles? Ça aussi, on a besoin d'une période de temps un peu plus longue d'une à deux semaines pour avoir une meilleure idée de la chose.

2- En quoi l'arrivée de ce variant change votre approche à la santé publique?

Pour le moment, il faut être plus vigilants chez tous les voyageurs. C'est ce qui a occasionné les modifications qui ont été annoncées mardi sur les tests qui se font dans les aéroports en plus des tests que les gens devaient faire avant d'arriver au Canada. Les arrivées aussi sont accompagnées de quarantaines quand les voyageurs proviennent de certains pays. Maintenant, il y a encore des arrivées de voyageurs d'autres pays européens par exemple qui ne sont pas encore ciblés par ça. Mais de notre côté, quand on [découvre des cas et qu'] il y a un historique de voyages dans la famille, c'est sûr que ça attire notre attention et nous incite à faire davantage d'investigation.

3- Est-ce que vous avez dû demander à des personnes qui proviennent d'autres pays que ceux visés par le rehaussement des mesures sanitaires de s'isoler de façon préventive?

Pas encore, mais lorsqu'on a des personnes qui sont symptomatiques et qui viennent faire des tests, dans ces cas-là, oui, on leur demande de s'isoler tant et aussi longtemps qu'on n'a pas réussi à leur transmettre un résultat négatif, ce qui se fait quand même de façon très rapide, en général à l'intérieur d'une journée.

4- Face à l'incertitude que représente en ce moment variant Omicron, comment voyez-vous les prochaines semaines?

Évidemment, il y a une façon de voir les comportements et les contacts que l'on a entre nous qui se sont instaurés cet été avec une diminution du nombre de cas, une augmentation du confort que l'on avait dans les relations que l'on a, de voir que personne n'était malade. Mercredi, on a annoncé 1200 nouveaux cas pour la seule journée de mardi. Ça veut donc dire qu'on est en progression de la transmission, c'est ce qui arrive toujours l'hiver. Alors c'est certain qu'avec ces informations-là, avec un variant qui s'introduit, avec une transmission accélérée du variant Delta qui est encore présent, on doit rappeler aux gens une saine vigilance.

Portrait du docteur qui parle au micro

Le directeur de la santé publique, Sylvain Leduc (archives)

Photo : Radio-Canada

Dans les réunions de famille, si quelqu'un est malade, c'est peut-être la COVID alors il faut s'assurer d'éviter de faire des rencontres familiales. Il ne faut pas être le vecteur d'une transmission qui se fait facilement.

« Autour de la table de la cuisine, une personne infectée peut contaminer [la majorité] des convives, et ce, même chez des gens qui sont adéquatement protégés. »

5- Peut-on assouplir les mesures sanitaires pour le temps des Fêtes?

Plus le temps va avancer, plus on aura d'informations sur la transmission. Présentement, les informations que l'on a, on recommande aux gens de ne pas dépasser 10 personnes à l'intérieur d'un domicile pour diminuer le nombre de cas avant de se rendre à la période des Fêtes. L'objectif, c'est de diminuer la transmission pour permettre un temps des Fêtes plus festif, avec plus de convives, plus de gens à l'intérieur. Mais pour arriver à ces assouplissements-là, on ne doit pas être sur une courbe ascendante. C'est ça qui fait que les prochains jours, les prochaines semaines seront déterminantes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !