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Un cimetière déplace les cendres de 500 personnes pour des rénovations

Don Solomon devant une tombe.

Don Solomon est bénévole au cimetière.

Photo : Radio-Canada / Michael Smee/CBC News

Radio-Canada

Le cimetière St. James de Toronto, le plus ancien de la ville, procède à une grande exhumation de restes humains dans le but de sauver des centaines de tombes de l'érosion. Il pourrait s’agir de la plus grande exhumation de l'histoire de l'Ontario.

Les urnes de 500 personnes enterrées entre les années 1960 et 2010 sont exhumées de manière respectueuse, selon Don Solomon, bénévole du cimetière.

M. Solomon explique que des entrepreneurs spécialisés dans ce genre de travail s'acquittent de la tâche.

Il ajoute que celle-ci est nécessaire, car les urnes risquent de glisser dans la vallée du Don.

Ils travaillent méthodiquement. Ils manipulent les restes un par un. Ils n'ont pas utilisé d'équipement lourd autour des restes. Ils n'ont pas marché sur les restes. Ils les ont manipulés avec soin, explique M. Solomon.

Nous travaillons clairement avec des personnes qui comprennent la gravité de la situation. J'ai été impressionné.

Les restes seront remis en terre à la fin du printemps, selon M. Solomon. L'ensemble de l'opération coûte environ 2,5 millions de dollars. Les fonds publics n’ont pas été utilisés, a-t-il précisé.

Le cimetière, qui appartient à la cathédrale St. James, dans la rue Church, a été ouvert en 1844 et est le plus ancien de Toronto encore en activité. Le sol sur lequel se trouvent les tombes s'érode, selon un avis publié sur le site web du cimetière.

Dans les années 1960, le cimetière a commencé à utiliser une bande de terre de 200 mètres de largeur récupérée sur le sommet d'une colline orientée nord-est et surplombant la route Rosedale Valley, selon M. Solomon. Cette colline s'est lentement dégradée au fil des ans, et les dirigeants du cimetière ont décidé de la consolider.

Ces tombes ont une superficie d'environ deux pieds par deux pieds. Ce ne sont pas des cercueils complets, a déclaré M. Solomon. Par conséquent, nous ne parlons pas d'une zone énorme.

On craignait que l'érosion entraîne l'exposition des restes.

Des pierres tombales empilées.

Ces pierres tombales seront remises en place une fois les rénovations terminées.

Photo : Radio-Canada / Mike Smee/CBC News

M. Solomon a indiqué que la plupart des parents des personnes décédées touchées par le déménagement ont été avisés, comme l'exige l'Autorité des services funéraires et cimetières de l'Ontario (ASFCO).

Trouver ces familles n'a cependant pas toujours été possible, selon David Brazeau, de l’Autorité des services funéraires et cimetières de l'Ontario.

Beaucoup de descendants des personnes dont les restes sont déplacés sont eux-mêmes enterrés ici, et d'autres ont simplement déménagé, a-t-il déclaré.

Il a ajouté que, même s'il n'est pas rare que des cimetières doivent déplacer des restes humains, il s'agit du plus grand déplacement noté à l’Autorité des services funéraires et cimetières de l'Ontario dans son histoire.

Les gens ont toujours voulu avoir un endroit agréable à visiter, un endroit où ils voudraient être eux-mêmes, alors ils choisissent quelque chose de pittoresque, a dit M. Brazeau. Il peut s'agir d'un site qui surplombe une vallée ou la rivière Don.

On observe ici un problème très courant : l'érosion. Si vous êtes sur un flanc de colline, vous allez devoir l'étayer au bout d'un certain temps.

Selon M. Solomon, un entrepreneur a enlevé quelques arbres et travaille à la consolidation de la colline où les tombes ont été déterrées. Chaque tombe a été marquée d'un petit drapeau rouge et ses coordonnées GPS ont été enregistrées, afin que les restes puissent être replacés à leur site d'origine.

M. Solomon s’attend à ce qu’une cérémonie de réouverture du cimetière se déroule à la fin du printemps, peut-être en juin.

Avec les informations de CBC News

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