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Une possible baisse des effectifs de la SQ dans la région suscite l’inquiétude

Un véhicule de police de la Sûreté du Québec vu de côté.

Une voiture de la Sûreté du Québec

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Une éventuelle diminution des effectifs de la Sûreté du Québec (SQ) au Saguenay-Lac-Saint-Jean inquiète les élus dans les municipalités régionales de comté (MRC) desservies par ce corps policier.

Selon le journal Le Quotidien, une nouvelle répartition à l’échelle provinciale et le renouvellement des ententes entre la Sûreté du Québec et les Municipalité régionale de comté expliqueraient cette possible diminution de personnel. Des agents pourraient être transférés dans la région de Montréal où les besoins sont plus importants. Les détails ne sont pas encore connus.

Le nombre de policiers touchés n’a pas été révélé, mais on devrait en savoir davantage à la suite d’une rencontre prévue jeudi entre les différents chefs de service dans la région et la haute direction de la Sûreté du Québec. Le préfet de la Municipalité régionale de comté Lac-Saint-Jean Est, Louis Ouellet, ne voit pas comment on pourrait diminuer les effectifs policiers sans affecter les services.

Le nouveau préfet de la MRC Lac-Saint-Jean-Est, Louis Ouellet, est préoccupé par les intentions du corps policier. Il a interrogé le chef du service de police de son secteur et confirme qu’il s’attend à de mauvaises nouvelles.

« Si les coupes devaient atteindre 10 % à 15 % de l’effectif policier sur notre territoire, ce serait une catastrophe. »

— Une citation de  Louis Ouellet, préfet MRC Lac-Saint-Jean Est

Des policiers, on en a besoin 24 heures sur 24, 7 jours par semaine. On a un territoire étendu qui va du parc des Laurentides jusqu’à Chute-des-Passes. Comment voulez-vous couvrir un si grand territoire avec un nombre restreint de policiers, quand ils doivent aller à des comparutions et remplir des rapports en plus?, s’interroge le préfet et maire de L’Ascension.

Louis Ouellet craint une augmentation de la criminalité et une diminution des services. Il y a des choix qui semblent se faire à la Sûreté du Québec qui n’ont pas de sens à mes yeux, indique-t-il en entrevue à l’émission C’est jamais pareil.

Le préfet attend de connaître avec exactitude quelles seront les décisions de la Sûreté du Québec et promet de mobiliser les élus si les changements sont néfastes pour la région.

La nouvelle inquiète aussi la nouvelle mairesse d'Alma, Sylvie Beaumont. On risque que d’être moins bien servis et ce n'est pas ça qu’on veut parce qu’au bout du compte, la facture ne change pas. Alors ça, c’est quand même assez important aussi. C’est 5 millions de dollars que la Ville d’Alma va investir dans le service de la Sûreté du Québec cette année.

Lettre

Radio-Canada a obtenu une copie d’une lettre transmise à la Sûreté du Québec par la Fédération québécoise des municipalités (FQM). Le directeur général, Jacques Demers, y soutient que la Sûreté du Québec s’est servie de la Fédération québécoise des municipalités comme caution pour d’éventuelles annonces. Il rappelle qu’à la suite de rencontres tenues entre la Sûreté du Québec et les Municipalité régionale de comté, aucun accord n’est survenu concernant la répartition finale des effectifs dans toutes les régions du Québec.

Certains problèmes concernant le modèle de répartition des effectifs y sont soulevés. Selon la Fédération québécoise des municipalités, il est nécessaire de prévoir une façon de faire pour régler les litiges à ce sujet et il importe de tenir compte des réalités des régions, comme par exemple, l'étendue des territoires et la couverture offerte dans les territoires non organisés.

Je tiens à vous transmettre notre profonde déception. La Fédération québécoise des municipalités a toujours participé de bonne foi aux travaux du comité, a contribué à chaque étape et cherché à maintenir le processus d’échange pour trouver des solutions acceptables, peut-on lire comme conclusion de la lettre.

En plus de la Sûreté du Québec, la lettre a aussi été envoyée à la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

La Sûreté du Québec n’a pas voulu commenter ce dossier pour le moment.

Avec les informations de Louis Martineau

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