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Rien n’indique que les vaccins sont moins efficaces contre Omicron, rappelle l’OMS

Une infirmière tient une fiole de vaccin entre deux doigts.

Une infirmière administre le vaccin Sinopharm à Harare, au Zimbabwe.

Photo : Getty Images / Tafadzwa Ufumeli

Radio-Canada

Les informations continuent de tomber au compte-gouttes concernant le nouveau variant Omicron, identifié par l'Afrique du Sud la semaine dernière. Dans ce contexte, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que rien n'indique pour l'instant la nécessité de produire de nouveaux vaccins.

Cette intervention de l'Organisation mondiale de la santé arrive au lendemain de prédictions faites par le patron de Moderna, Stéphane Bancel, lors d'une entrevue accordée au Financial Times. Selon lui, il serait surprenant que les vaccins existants soient aussi efficaces contre Omicron qu'ils le sont contre Delta.

Il n'existe pas de monde dans lequel je pense que [l'efficacité du vaccin] est au même niveau que celle que nous avions pour Delta. [...] Je ne sais pas à quel point l'efficacité pourrait être moindre; nous devons attendre les données. Mais tous les scientifiques à qui j'ai parlé m'ont dit que cela augurait mal, a-t-il dit mardi au quotidien économique.

En pleine session extraordinaire de l'Assemblée mondiale de la santé mercredi, l'Organisation mondiale de la santé a tenu à préciser pour sa part qu'il est encore trop tôt pour affirmer que de nouveaux vaccins seront nécessaires pour protéger le monde contre Omicron, identifié comme un variant préoccupant présentant un risque élevé à l'échelle mondiale.

La scientifique en chef de l'agence onusienne, Soumya Swaminathan, a soutenu plus tard en conférence de presse que l'Organisation mondiale de la santé estime pour l'heure que les vaccins devraient fonctionner contre Omicron, aussi appelé B.1.1.529.

L'organisation internationale a aussi précisé mercredi que le variant présente plus de 40 mutations, et non pas plus de 30, comme cela a été évoqué initialement. Selon elle, ces mutations suggèrent le risque accru d'une transmission plus rapide, mais les premières indications suggèrent aussi qu'Omicron provoque des symptômes plutôt légers.

Il est toutefois encore trop tôt pour tirer des conclusions sur le nouveau variant, l'Organisation mondiale de la santé s'attendant à avoir plus d'informations concernant sa transmissibilité dans les prochains jours.

Depuis mercredi dernier, date à laquelle l'Afrique du Sud a alerté le monde sur l'existence d'un nouveau variant, des cas ont été repérés dans 24 pays différents, toujours selon l'Organisation mondiale de la santé. Le Nigeria a toutefois indiqué mercredi avoir découvert un cas du variant sur son territoire remontant à octobre, ce qui renforce l'hypothèse selon laquelle Omicron circule déjà depuis un moment dans le monde.

Depuis la semaine dernière, de nombreux pays ont annoncé le resserrement de leurs frontières, notamment en les fermant aux pays d'Afrique australe – dont l'Afrique du Sud, où Omicron est déjà dominant – ou en imposant tests et quarantaine aux voyageurs.

À ce titre, Ottawa a annoncé mardi que les voyageurs aériens venant de l'extérieur du Canada, à l'exception des États-Unis, devront désormais être testés à l'aéroport et s'isoler jusqu'à ce qu'ils obtiennent leurs résultats.

Par ailleurs, la France a annoncé mercredi qu'elle imposera désormais à tout voyageur venant de l'extérieur de l'Union européenne de présenter le résultat négatif d'un test de dépistage effectué dans un délai de moins de 48 heures pour les personnes vaccinées, et de moins de 24 heures pour celles qui ne le sont pas.

Les autorités françaises ont aussi indiqué que les vols en provenance de l'Afrique australe pourront reprendre dès samedi, à condition de suivre le nouvel encadrement imposé aux voyageurs étrangers.

Les États-Unis considèrent quant à eux imposer des conditions de test plus strictes pour les voyageurs entrant sur leur territoire, et envisagent l'instauration d'une quarantaine à l'arrivée. Ces mesures pourraient être officiellement annoncées jeudi par le président Joe Biden, qui doit présenter sa stratégie pour affronter l'épidémie de COVID-19 cet hiver.

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.
Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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