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Début de la grève illimitée dans 34 CPE de la Mauricie et du Centre-du-Québec

Des travailleurs manifestent avec pancartes et fanions de la CSN devant le CPE Le pipandor.

Des employés de trois centres de la petite enfance du secteur Shawinigan-Sud font du piquetage devant le CPE Le pipandor.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

Les employés de 34 Centres de la petite enfance (CPE) de la région, dont 11 à Trois-Rivières, 9 à Shawinigan et 6 à Victoriaville, sont en grève générale illimitée depuis mercredi. Les quelque 800 membres du Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Coeur du Québec réclament de meilleures conditions de travail.

Partout au Québec, 11 000 employés de 400 Centre de la petite enfance de la province sont aussi en grève. En Mauricie et au Centre-du-Québec, les syndiqués ont voté à 90,3 % en faveur de ce moyen de pression.

Selon le syndicat, les négociations achoppent notamment au sujet des offres faites par le gouvernement pour les employés de soutien affectés au secrétariat, à la cuisine ou à l’entretien ménager, par exemple.

On est en pénurie de main-d’oeuvre, donc on veut de [bonnes] conditions de travail pour toutes les travailleuses en CPE, a déclaré la présidente du Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en Centre de la petite enfance du Cœur du Québec, Suzie Gaillardetz en entrevue à l’émission Toujours le matin. On a fait 10 jours de grève à date et le gouvernement n’a pas bougé sur plusieurs clauses, ajoute-t-elle. 

« On comprend très bien que chaque jour de grève amène des complications pour les parents, on en est très conscients, mais en même temps, on veut de meilleures conditions pour tout le monde et ces conditions-là vont être optimales pour avoir de bons services. »

— Une citation de  Suzie Gaillardetz, Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Cœur du Québec

La présidente du syndicat régional soutient que si les conditions de travail ne s’améliorent pas pour les employés de soutien, il y aura une pénurie de main-d’oeuvre dans ce type de postes. Si on n’a plus de cuisinière, c’est un traiteur, mais un traiteur, ce n’est pas comme une cuisinière dans un Centre de la petite enfance. Quand il y a une cuisinière, ça sent bon, ça ouvre l'appétit des enfants, ça les éduque.

Autant le premier ministre François Legault que la Confédération des syndicats nationaux affirment que les offres gouvernementales pour les éducatrices, une hausse de salaire allant jusqu’à 20 % du salaire, sont satisfaisantes. On est très près d'une entente sur les éducatrices en garderie. Là où il y a un problème, c'est concernant les employés de soutien. Là, la demande est disproportionnée par rapport à ce que nous on offre, a répété le premier ministre du Québec, François Legault mardi, après-midi.

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