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Les bourses seules ne peuvent motiver les jeunes à étudier, croit une chercheuse

Une femme parle assise dans son bureau.

Marie-Ève Blackburn est cotitulaire de la chaire de recherche VISAJ.

Photo : Radio-Canada

Cotitulaire de la chaire VISAJ, la chercheuse Marie-Ève Blackburn ne croit pas que les bourses et allocations qui seront offerts aux étudiants qui suivront des formations dans des domaines touchés par la pénurie de main-d'oeuvre suffiront à motiver et retenir les jeunes dans ces champs d'études.

Le gouvernement a annoncé la semaine dernière un plan de 3,9 milliards de dollars sur cinq ans pour aider les Québécois à se requalifier dans des secteurs névralgiques, dont la santé, l'éducation, le génie, les services de garde, les technologies de l'information et la construction. Il y aura notamment une allocation de 475 $ par semaine, soit l’équivalent du salaire minimum, pour les personnes qui n’ont pas d’emploi actuellement et qui désirent suivre une formation ou se requalifier.

Des bourses d’études substantielles seront aussi offertes dans cinq secteurs aux niveaux collégial et universitaire, soit en santé, en éducation, en service de garde, en technologie de l’information ainsi qu’en génie. Au collégial, ces bourses atteindront 1500 $ par session, alors que dans les universités, elles représenteront 2500 $ par session.

Le programme mis en place est intéressant puisque ça va donner une motivation, disons, temporaire, mais il va falloir que les établissements scolaires, les cégeps, les universités, fassent de quoi aussi pour essayer de retenir ces jeunes autrement que par l’argent en donnant, dans le fond, des programmes qui donnent du sens, en donnant davantage de soutien aux jeunes pour qu’ils se maintiennent, pour qu’ils restent dans les programmes d’études, a analysé, lors d'une entrevue accordée au Téléjournal Saguenay-Lac-Saint-Jean, celle qui oeuvre au sein d’ÉCOBES au Cégep de Jonquière.

Par ailleurs, Marie-Ève Blackburn remarque que plusieurs étudiants souffrent d'importantes lacunes depuis le début de la pandémie et qu'il faudra aussi leur offrir des services d'accompagnement.

La Chaire UQAC–Cégep de Jonquière sur les conditions de vie, la santé et les aspirations des jeunes (VISAJ) a été fondée en 2008 par le sociogéographe Michel Perron. Il avait auparavant cofondé le Groupe d’Étude des COnditions de vie et des BESoins de la population (ÉCOBES) du Cégep de Jonquière en 1982, puis par la suite il a mis sur pied le Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire (CRÉPAS).

Selon des informations de Mélanie Patry

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