•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Photographe accusé d’agression sexuelle : un ado au coeur d’un monde de vedettes

Le visage de la victime est brouillé. Il se tient aux côtés de Céline Dion, qui sourit pour la caméra.

La présumée victime a pu se faire photographier en compagnie de Céline Dion, au début des années 90.

Photo : Gracieuseté

En côtoyant le photographe Roland Lachance, Charles* a pu rencontrer Céline Dion, Claude Barzotti, Joe Bocan et bon nombre d'autres vedettes au début des années 90.

Charles* qui avait alors 14 ans affirme que le photographe des stars en a profité pour l'agresser sexuellement.

Celui qu'on surnomme Roland de Québec assure plutôt que l'adolescent s'est servi de lui.

Il voulait la gloire, a témoigné l'accusé qui était âgé de 59 ans à l'époque des gestes reprochés.

Lachance, 89 ans, subit un deuxième procès en moins d'un mois pour de présumés gestes à caractère sexuel sur des ados.

L'homme au crâne dégarni et à la barbe blanche s'apprête à entrer dans la salle d'audience .

Roland Lachance lors d'un autre procès, le 15 novembre 2021. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Charles a fait connaissance de Lachance alors qu'il faisait de l'auto-stop.

Le photographe l'a fait monter à bord de son véhicule et lui aurait fait miroiter la possibilité de devenir mannequin.

Provenant d'un milieu modeste, Charles est emballé et commence à fréquenter le quinquagénaire, qui l'amène dans des soirées mondaines.

Photo en noir et blanc de la victime (au visage brouillé), en compagnie du chanteur Claude Barzotti, qui regarde la caméra.

La présumée victime en compagnie de Claude Barzotti, lors d'un souper dans un restaurant du Vieux-Québec

Photo : Gracieuseté

Il décroche aussi quelques contrats comme mannequin.

En parallèle, l'adolescent assiste Roland Lachance qui est engagé pour photographier des mariages.

Charles prétend que l'homme de 59 ans l'amène aussi dans sa chambre de motel, où ils ont des échanges sexuels.

Mensonge

L'accusé a témoigné pour sa défense affirmant que Charles voulait la gloire.

Après avoir dit que le témoignage du plaignant a été inventé, Lachance finit par admettre que lui et l'adolescent ont pu s'adonner à des séances de masturbation.

Le photographe assure que ce plaignant voulait aller plus loin, mais qu'il a toujours refusé.

J'avais peur du sida, soutient l'accusé qui insiste pour dire que Charles n'était pas son genre.

Vie difficile

Charles* a témoigné avec émotion du mal de vivre qui l'habite depuis les agressions dont il dit avoir été victime.

Ç’a scrappé ma vie, a-t-il indiqué au juge, en faisant état de ses thérapies pour tenter de se libérer de ses démons.

S'il n'a pas porté plainte plus tôt, c'est qu'il croyait son présumé agresseur mort. Quand il a appris qu'il était accusé dans une autre cause, il a décidé de contacter la police.

Le juge Thomas Jacques a mis la cause en délibéré et prononcera le jugement au mois de mars prochain.

Le verdict dans l'autre cause doit tomber deux mois plus tôt, en janvier.

*Le prénom est fictif, l'identité du plaignant est protégée par une ordonnance de la Cour.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.