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Retour en force du magasinage des Fêtes en personne

Des clientes devant de géants casse-noisettes et des sapins de Noël dans un centre commercial.

Les centres commerciaux à l'échelle du pays sont de plus en plus achalandés à l'approche des Fêtes, malgré la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Olivier Bernatchez

Bien que la crise sanitaire ne soit pas terminée, les Canadiens semblent avoir le cœur aux festivités. Cette année, ils sont de retour dans les magasins et les centres commerciaux et prévoient dépenser beaucoup plus que l’an dernier.

Armée de sacs en se promenant au centre Yorkdale, à Toronto, Linda Arnone nous a confié qu’elle compte dépenser quelques milliers de dollars de plus durant la période des Fêtes. Cadeaux, décorations, sorties et repas de Noël expliquent cette hausse, sans oublier l’arrivée prochaine d’un nouveau-né dans la famille.

« J’ai envie de gâter tout le monde un peu plus cette année. »

— Une citation de  Linda Arnone, cliente

Pierre Yongco estime, pour sa part, qu’il dépensera quelques centaines de dollars de plus que l'an dernier. Comme les magasins étaient fermés à pareille date, il explique que la grande majorité de ses achats avaient été effectués en ligne.

Un homme et son fils dans le couloir d'un centre commercial.

Pierre Yongco estime qu'il dépensera quelques centaines de dollars de plus que l'an dernier durant les Fêtes, puisqu'il y aura davantage de soupers et de cadeaux à offrir.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Olivier Bernatchez

L'année passée, on n'a pas vraiment fait de gros soupers de Noël et du jour de l'An, mais cette année, c'est cédulé. Il y aura des cadeaux de Noël pour toute la famille, c'est clair, et puis ça va coûter, affirme le Torontois.

Zone Économie présente une édition spéciale intitulée Temps des Fêtes : on dépense ou on résiste? qui vous propose des entrevues, des reportages et des conseils pour mieux consommer et faire face à l’inflation à l’approche des Fêtes. Regardez l’émission le 1er décembre dès 17 h 55 sur ICI RDI.

Dépenses des Fêtes plus élevées

De récents sondages présagent une forte hausse des dépenses – allant jusqu’à 31 % comparativement à la période des Fêtes en 2020.

Selon une étude de la firme JLL Canada, les Canadiens dépenseront en moyenne 473 $ en cadeaux, une hausse de 11 % par rapport à l’an dernier. Leur budget pour les autres dépenses liées aux Fêtes – y compris l’emballage des cadeaux, les décorations et la nourriture – augmentera d’environ 15 % pour atteindre 262 $ en moyenne.

« Il y a une demande refoulée. Les Canadiens ont épargné plus que jamais. »

— Une citation de  Tim Sanderson, vice-président exécutif et directeur national, commerce de détail, JLL Canada

Je pense que bien des gens sont tannés d’être à la maison et de commander des trucs en ligne. Il y a un réel engouement à revenir en magasin, affirme le directeur national au commerce de détail pour JLL Canada, Tim Sanderson.

Des gens tiennent des sacs dans un centre commercial.

Des sondages révèlent que les Canadiens s'apprêtent à dépenser entre 15 % et 31 % de plus durant les Fêtes cette année que l'an dernier.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Olivier Bernatchez

Le sondage de JLL Canada a été réalisé auprès de 1000 adultes canadiens entre la fin octobre et le début novembre 2021. La marge d’erreur est de ± 3 %, 19 fois sur 20.

La firme immobilière constate d’ailleurs une hausse de l’achalandage dans les centres commerciaux à l’échelle du pays.

Le centre Yorkdale, dans le nord de Toronto, affirme que le nombre de visiteurs est de retour aux niveaux prépandémiques. Les ventes de nos détaillants s’améliorent de semaine en semaine. Les gens semblent aussi s’y prendre plus tôt cette année, affirme le directeur William Correia.

Je pense que certains craignent des ruptures de stock et peut-être aussi les foules. Nous voyons donc beaucoup de clients faire leurs achats tôt, à différents moments de la semaine, pas seulement le week-end.

Un homme masqué dans le couloir d'un centre commercial.

Le directeur William Correia affirme que l'achalandage au centre commercial Yorkdale est revenu au même niveau qu'en 2019, avant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Olivier Bernatchez

Le marché de Noël de Toronto, dans le quartier historique de la Distillerie, accueille pour sa part des dizaines de milliers de visiteurs chaque jour.

Notre week-end d’ouverture a affiché complet. Tous les billets se sont vendus comme des petits pains chauds, affirme la porte-parole Nadine Singh. Les gens avaient clairement envie de revenir.

Les organisateurs avaient dû annuler l’événement l’an dernier en raison du confinement qui était en vigueur dans la Ville Reine. La boutique de vêtements Gotstyle, située dans ce secteur, profite déjà depuis quelques semaines du retour massif des clients.

« Octobre et novembre ont été mes meilleurs mois des quatre dernières années. »

— Une citation de  Melissa Austria, fondatrice et propriétaire, Gotstyle

Et les ventes s'accélèrent à l'approche des Fêtes, ajoute-t-elle. En magasinant pour leurs proches, les clients en profitent aussi pour s’acheter de nouveaux vêtements. Certains n'ont presque rien acheté en deux ans.

Une femme plie des vêtements dans une boutique.

La boutique Gotstyle, dans le quartier de la Distillerie, à Toronto, a connu ses meilleurs mois en quatre ans, soit octobre et novembre derniers. La propriétaire, Melissa Austria, anticipe une hausse de 40 % de ses ventes en décembre par rapport à l'an dernier.

Photo : Radio-Canada / Julia Kozak

Une tempête parfaite

Un autre facteur s’ajoute à l’augmentation des dépenses des Fêtes : l'inflation, qui pousse à la hausse le coût des cadeaux et du panier d'épicerie. Le taux annuel a grimpé à 4,7 % en octobre dernier, du jamais-vu depuis février 2003.

Tim Sanderson de JLL Canada affirme que l’inflation est le résultat d’une tempête parfaite au sein de l’économie canadienne.

Les chaînes d’approvisionnement sont bouleversées à l’échelle mondiale. C’est difficile de mettre les produits sur les tablettes et de mettre des puces dans nos voitures et nos produits électroniques. Sans mentionner les intempéries en Colombie-Britannique et le goulot d’étranglement au port là-bas, qui font que les marchandises ne peuvent arriver à destination, explique-t-il.

Le vice-président exécutif Tim Sanderson, de JLL Canada.

Tim Sanderson, vice-président exécutif et directeur national au commerce de détail chez JLL Canada

Photo : Radio-Canada / Julia Kozak

Il mentionne par ailleurs la pénurie de main-d'œuvre, qui pousse bien des employeurs à offrir d’importantes hausses de salaire pour tenter d’attirer et de retenir des travailleurs. Ce phénomène, selon lui, contribue à l’inflation, si les entreprises refilent la facture au consommateur.

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