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Le clogging, une danse à découvrir en 2022

Des femmes dansent en groupe dans un gymnase.

Des danseuses exécutent une chorégraphie de clogging en groupe à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Murchison

Genevieve Murchison

Populaire aux États-Unis, le clogging gagne tranquillement des adeptes au Manitoba. Chaque semaine, des participants se rassemblent dans une église de Winnipeg pour apprendre des mouvements et pour perpétuer la tradition.

Tout un tintamarre s’échappe de l'église Harrow United du quartier Osborne en ce lundi soir. On peut entendre les plaquettes sous les souliers des danseuses retentir jusqu’à l’extérieur. Ces plaquettes sont l’une des particularités du clogging. Et, contrairement à la danse folklorique, elles sont mobiles.

Un gros plan sur des souliers de danse avec des plaquettes de métal mobiles.

Les souliers de danse pour le clogging sont munis de plaquettes de métal mobiles.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Murchison

Chaque participante est placée en rangée pour apprendre de nouveaux pas. À l’avant de la salle, Darolyn Pchajek déborde d’énergie pour communiquer sa passion. Elle pratique et enseigne cette activité depuis plus de 30 ans. Elle explique que le clogging se danse bien au sol, sans sauts et sur le contre-temps.

Une instructrice fait une démonstration de danse sur une scène.

L'instructrice Darolyn Pchajek enseigne le clogging à des élèves à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Murchison

C’est une belle forme d’exercice et c’est facile pour les genoux. C’est aussi très amusant, explique Darolyn Pchajek avec enthousiasme.

Durant la pandémie, elle a publié 25 vidéos éducatives en ligne. Aujourd’hui, elle est heureuse de retrouver ses élèves.

Les origines du clogging

Traditionnellement, le clogging se dansait en famille dans les salons du sud des États-Unis. Dans les années 1970, l’Américain Bill Nichols l’a enseigné dans un centre de villégiature sur la côte Est américaine. Les vacanciers ont ensuite importé ce style et formé des clubs dans leurs villes respectives, ce qui a contribué à l’expansion de cette danse.

Aujourd’hui, le clogging est populaire au Japon, en Europe et en Australie. Des universités américaines offrent même des bourses d’études.

Une danse câllée

Il existe tout un vocabulaire pour le clogging. Chaque mouvement a un nom, comme le Joey, le rock step ou le facy double. Un leader annonce à haute voix le prochain mouvement à exécuter.

Des femmes dansent ensemble dans un gymnase.

Gisèle Johnson Himbeault participe à un cours de clogging.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Murchison

Gisèle Johnson Himbeault a été initiée à cette danse par une amie il y a plus de 12 ans. Elle constate quelques différences par rapport à la danse folklorique canadienne-française ou la danse carrée, des danses que cette gigueuse a longtemps exécutées avec l'Ensemble folklorique de la Rivière-Rouge.

Il y a beaucoup de rythmes qui sont semblables, constate-t-elle, mais [dans le clogging], le talon est levé. La danse folklorique canadienne-française utilise plus de la musique instrumentale, ajoute-t-elle.

Même pour cette vétérane qui a déjà dansé quatre fois par semaine, le clogging offre complexité et divertissement. Souliers à claquette aux pieds, Gisèle Johnson Himbeault compte continuer à danser bien au-delà du Nouvel An.

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