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Recevoir la famille pour le repas de Noël sans se ruiner

Cuisse de poulet aux canneberges et au vinaigre balsamique, avec purée de pommes de terre et broccolinis

Cuisse de poulet aux canneberges et au vinaigre balsamique, avec purée de pommes de terre et broccolini

Photo : O'Gleman Média/Maude Chauvin

Se rassembler pour le temps des Fêtes est habituellement une grande source de bonheur, mais peut aussi devenir un grand moment de stress pour les hôtes, surtout dans le contexte d'inflation alimentaire que nous vivons présentement.

Comment recevoir ses invités sans vider son compte en banque? La nutritionniste Geneviève O'Gleman, qui anime l'émission Savourer à la télé de Radio-Canada, vous présente deux menus adaptés à deux budgets différents qui vous permettront d'épater vos invités.

Elle s'est prêtée au jeu dans le cadre de l'émission spéciale Temps des Fêtes : On dépense ou on résiste? préparée par l'équipe de Zone Économie.

Comment fait-on pour préparer un repas de Noël digne de ce nom avec un budget de 5 $ par portion? Le menu de 5 $ est basé sur la simplicité, explique Geneviève O'Gleman.

Donc, on choisit des ingrédients de base. La cuisse de poulet, c'est très peu cher, 6 $ le kilo environ. Mais on la rend festive, on n'est pas un mercredi soir ordinaire. On lui ajoute des saveurs du temps des Fêtes, le romarin, la canneberge, l'érable, poursuit-elle.

Comme accompagnement, on peut servir une purée de pommes de terre, un autre aliment peu coûteux. Mais on peut élever la purée à un autre niveau, en ajoutant du panais ou du chou-fleur pour la rendre un peu plus élégante comme dans un restaurant.

Sablés au chocolat

Sablés au chocolat

Photo : O'Gleman Média/Maude Chauvin

En guise de dessert, des biscuits maisons, comme des biscuits en pain d'épice et des sablés au chocolat, permettent de conserver une petite facture. On peut les faire en grande quantité, ça revient à quelques sous le biscuit. On peut les offrir en dessert aux invités, mais aussi en cadeaux gourmands.

Gigot d’agneau braisé aux pommes

Gigot d’agneau braisé aux pommes

Photo : O'Gleman Média/Maude Chauvin

Pour ceux qui peuvent se permettre un repas à 15 $ la portion, Geneviève O'Gleman conseille l'agneau du Québec comme plat de résistance. C'est très coûteux, on passe à 30-40 $ le kilo pour l'agneau. Mais c'est une viande qui, je pense, sera très très très appréciée.

Elle propose ensuite de bâtir le menu avec des accompagnements qui sont moins chers pour équilibrer la facture totale. On peut aller vers une plaque de légumes-racines qui va être colorée, gourmande, qui va ajouter un effet wow à l'assiette. On peut aussi présenter en entrée un fromage fondant qui est poêlé avec des pommes et des oignons, deux ingrédients très économiques.

Et il vaut mieux préparer le dessert soi-même plutôt que de l'acheter. J'ai fait mon enquête, et la fameuse bûche, c'est très coûteux. On a dans les pâtisseries et les épiceries fines des bûches autour de 50 à 60 $ et des fois même jusqu'à 70 $. Ce n'est pas à la portée de toutes les bourses, alors que mon gâteau Bundt revient à environ 20 $ pour l'ensemble des 12 portions. Et quand on met ce gâteau-là sur la table, toutes les têtes se retournent.

Brie fondant aux oignons confits et aux pommes

Brie fondant aux oignons confits et aux pommes

Photo : O'Gleman Média/Maude Chauvin

Selon Geneviève O'Gleman, il faut éviter de voir trop grand. On pense qu'il faut aller vers les produits de luxe, les viandes nobles, mais dans le fond, ce que nos invités retiennent, c'est l'ambiance.

Une philosophie qui aide à réduire les dépenses, mais aussi le stress. D'aller vers un menu plus simple, qu'on va maîtriser, on va avoir moins de pression et on va passer moins de temps en cuisine et plus de temps avec ses invités.

Si on pense aux Noëls d'antan, de nos parents et de nos grands-parents, c'était très très modeste, le repas était très simple, mais ce n'était pas moins festif pour autant, et les partys, ça levait. Les rigodons, la danse, la fête... Alors c'est de ça dont il faut se souvenir. Ce n'est pas le prix de notre menu qui compte, c'est le temps passé avec les gens qu'on aime, de se retrouver, conclut Geneviève O'Gleman.

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