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Les commerces de Québec souffrent toujours de la pandémie

Des cabanes de bois décorés aux couleurs de Noël, à l'extérieur, en hiver, avec quelques passants.

Les cabanes de bois du Marché de Noël allemand dans le Vieux-Québec (Archives)

Photo : Marché de Noël allemand/Kerstin Winkler

L’achalandage dans les commerces de la région de Québec est encore très loin d’être revenu à ce qu’il était avant la pandémie. Selon un sondage réalisé par la firme Léger, les visites mensuelles avec achat ont diminué de 24 % à 42 % par rapport à 2019.

Les centres commerciaux sont ceux qui souffrent le plus (-42 %), suivis des commerces du Vieux-Québec (-40 %), ceux de la Basse-Ville de Québec (-35 %) et ceux du secteur Lebourgneuf (-24 %).

Sans surprise, les consommateurs achètent beaucoup plus souvent sur Internet (39 %), mais le sondage ne précise pas quelle proportion de ces achats en ligne est effectuée chez des marchands locaux.

Par ailleurs, les consommateurs sondés affirment à 53 % faire autant d’achats qu’avant, alors que le tiers juge qu’ils ont diminué leur consommation depuis le début de la pandémie. Le sondage révèle aussi qu’une fois la pandémie terminée, la très vaste majorité des consommateurs ont l’intention de reprendre leurs habitudes quant à la fréquentation des commerces locaux.

Télétravail

La baisse d’achalandage dans les principaux secteurs commerciaux est en partie attribuable au télétravail, qui se poursuit dans de nombreuses entreprises. Parmi les 57 % de travailleurs de la région qui ont fait du télétravail pendant la pandémie, seulement 18 % sont de retour au bureau la majorité du temps. Les 39 % restants sont toujours majoritairement à la maison.

Selon le PDG de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (Chambre de commerce et d’industrie de Québec), qui a commandé le sondage Léger, le retour en masse des clients dans les commerces devra nécessairement passer par la fin des mesures pour lutter contre la pandémie.

Steeve Lavoie, président et chef de la direction de la CCIQ, à l'issue du discours de Régis Labeaume.

Steeve Lavoie, président et chef de la direction de la CCIQ.

Photo : Radio-Canada

C’est sûr que le point principal, c’est la levée des mesures sanitaires. On demande aux gens de respecter les mesures sanitaires, mais le jour où elles vont être levées tranquillement pas vite, même si c’est un retour [au bureau] à temps partiel, ç’a un impact énorme sur ces marchés-là, avance Steeve Lavoie.

Méthodologie :

Le sondage Léger a été réalisé en ligne auprès de 579 répondants du 21 octobre au 7 novembre. La marge d’erreur est de plus ou moins 4,1 %, et ce, 19 fois sur 20.

Dans le Vieux-Québec

Dans le Vieux-Québec, secteur où la moyenne des visites mensuelles avec achat a diminué de 40 % selon le sondage, le portrait est inégal entre les commerces. À l’hôtel Manoir Victoria, ce n’est pas tant la pandémie que la pénurie de main-d'œuvre qui mine le chiffre d’affaires.

Par moment, malheureusement, on est obligés de restreindre nos inventaires pour être capables de bien servir notre clientèle, explique la directrice générale Renée Gosselin. En guise d’exemple, l’hôtel est contraint d’offrir des déjeuners à emporter à ses clients, parce que le restaurant associé, Chez Boulay, manque lui aussi de main-d’œuvre.

Renée Gosselin, directrice générale du Manoir Victoria.

Renée Gosselin, directrice générale du Manoir Victoria

Photo : Radio-Canada

« C'est absolument frustrant de voir qu'il pourrait y avoir une demande et qu'on ne peut pas y répondre à 100 % après autant de périodes de vaches maigres. »

— Une citation de  Renée Gosselin, directrice générale du Manoir Victoria

Selon les commerces, le portrait est toutefois très inégal. Novembre aura été un très bon mois pour certains, par exemple le restaurant l’Entrecôte Saint-Jean, dont les ventes approchent celles de 2019, malgré des places réduites de 20 % en raison des règles de distanciation.

Les gens ont envie de venir dans les restaurants, on le constate chez nous, nos clients réguliers sont de retour et il y a des partys des Fêtes aussi, se réjouit le copropriétaire Éric Schwaar.

Même constat au magasin de vêtement Sport & Chic, où le copropriétaire Ziad Calil fait lui aussi état d'un retour d’un achalandage comparable à celui d’avant la pandémie.

On commence à y croire à condition que les frontières restent ouvertes entre le Canada et les États-Unis, avec les voyages internationaux, affirme-t-il après avoir encaissé plusieurs fermetures en 2020.

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