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COVID-19 : la hausse des hospitalisations continue de retenir l’attention au N.-B.

L'entrée extérieur de l'Hôpital de Moncton, sous la neige.

Le premier cas de l’éclosion de l’hôpital de Moncton a été détecté le lundi 22 novembre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au Nouveau-Brunswick, le nombre d’hospitalisations liés à la COVID-19 a triplé au cours des deux dernières semaines. La province compte maintenant 66 hospitalisations liées au virus. Trois hôpitaux de la province, soit à Moncton, Saint-Jean et Miramichi, sont aux prises avec une éclosion.

Le Dr Gordon Dow, un expert en maladies infectieuses qui exerce la médecine à temps plein à l’Hôpital de Moncton du Réseau de santé Horizon, indique que l'augmentation du nombre de nouveaux cas est à l'image du nombre d'hospitalisations.

C’est une situation préoccupante, admet-il.

Depuis le début de la pandémie, le record d’hospitalisations au Nouveau-Brunswick était le 13 octobre 2021. 68 personnes étaient alors hospitalisées.

Une infirmière raccorde des tubes dans une unité de soins intensifs.

15 des 66 personnes hospitalisées en raison de la COVId-19 au Nouveau-Brunswick sont à l’unité de soins intensifs.

Photo : Reuters / Stevo Vasiljevic

L’Hôpital de Moncton est le plus durement touché ; quatre de ses unités sont frappées par des éclosions. Le Dr Gordon Dow explique que dès que l’unité de l’hôpital est touchée, elle est immédiatement fermée. Chaque personne est alors isolée pour empêcher la transmission. Une recherche de contacts exhaustive a lieu, et de nombreux tests sont effectués. S’ajoute à cela un nettoyage intensif de l’hôpital.

Quand nous faisons cela, nous arrêtons la transmission pendant la période d’incubation du virus, dit-il. C’est très efficace.

30 patients, 36 places

Trente malades sont actuellement à l’unité réservée aux patients atteints de la COVID-19 de l'Hôpital de Moncton, une unité qui compte 36 places. Trois personnes sont à l'unité des soins intensifs de l'établissement en raison de la COVID-19.

La directrice générale de l’Hôpital de Moncton, Christa Wheeler-Thorne affirme que cette situation n’est pas alarmante et n’a pas dans l’immédiat de répercussions sévères sur l’établissement.

Elle ajoute que deux des quatre unités atteintes d’éclosion de la COVID-19 ont été fusionnées, et qu’il demeure donc une unité vide en ce moment, qui pourrait éventuellement être utilisée pour des personnes atteintes de la COVID-19, si nécessaire.

Néanmoins, comme la situation semble être maîtrisée à l’Hôpital de Moncton, cette unité vide pourrait plutôt être utilisée comme surplus pour les urgences de l’hôpital, qui enregistre des retards qui sont plutôt liés à la pénurie de personnel.

Notre manque de travailleurs est un véritable défi en ce moment, souligne Christa Wheeler-Thorne. Nos docteurs et infirmières sont extrêmement résilients.

Entraide entre les deux réseaux de santé

En ce moment, lorsqu’une ambulance dans la région de Moncton transporte un patient atteint de la COVID-19 doit se rendre dans un milieu hospitalier, le second hôpital de la région, le Centre hospitalier universitaire Dumont du Réseau de santé Vitalité se tient prêt.

Présentement, il y a déjà une route qui est favorisée vers l’hôpital Georges-L.-Dumont afin, justement de ne pas surcharger l’Hôpital de Moncton, qui est déjà aux prises avec une situation limite. Donc il y a déjà une entraide qui a été faite entre les deux réseaux, dit la Dre Nathalie Banville, vice -présidente aux affaires médicales pour le Réseau de santé Vitalité.

L'entrée des ambulances de l'Hôpital Georges-L.-Dumont, à Moncton, en hiver.

L'entrée des ambulances de l'Hôpital Georges-L.-Dumont, à Moncton, en hiver.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Elle ajoute que les directions des deux hôpitaux sont en constante communication. Le Centre hospitalier universitaire Dumont se dit également prêt à accueillir des patients de l’hôpital de Moncton, au besoin.

Un plan semblable est prévu dans le nord de la province. Si l’hôpital de Miramichi a besoin d'aide, l’hôpital de Bathurst viendra en renfort.

La Dre Nathalie Banville déclare qu’il est plus simple de transférer des patients d’un hôpital à l’autre, plutôt que du personnel, puisque le personnel est habitué à un certain environnement physique.

Quand on déplace rapidement un personnel pour traiter des patients potentiellement instables dans un autre centre hospitalier, le personnel n’est pas complètement fonctionnel. Toutefois, c’est des choses qui peuvent être regardées à long terme, avance-t-elle.

Avec les informations de Pascal Raiche-Nogue et CBC

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