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Stéphane Lefebvre promu à la tête du Cirque du Soleil

Haut dirigeant financier, il a été salué pour son adaptation à l'industrie du divertissement et à la créativité artistique.

Stéphane Lefebvre en conférence de presse.

Stéphane Lefebvre entrera dans ses nouvelles fonctions à compter du 1er décembre.

Photo : Radio-Canada

Maud Cucchi

Stéphane Lefebvre devient le nouveau président et chef de la direction du Cirque du Soleil. Désireux de poursuivre la relance des spectacles, ce dirigeant financier chevronné évoque « un nouveau cirque à bâtir ».

Après des mois de confinement et de mesures sanitaires qui ont miné le spectacle sur scène, une situation pandémique encore périlleuse, M. Lefebvre dit vouloir réaffirmer le leadership créatif du Cirque du Soleil, autant sur scène que hors scène.

Sa tâche ne sera pas mince, d'autant qu'il succède à Daniel Lamarre, à la tête du Cirque du Soleil pendant plus 20 ans. Ce dernier assumera pour sa part le rôle de vice-président exécutif du conseil d'administration.

« C'est tout un honneur et un privilège de diriger une entreprise aussi iconique. »

— Une citation de  Stéphane Lefebvre, nouveau président et chef de la direction du Cirque du Soleil

Au service de l'entreprise depuis 2016, M. Lefebvre occupait les fonctions de chef de l'exploitation.

Ce gars de finances, comme le présente son prédécesseur, a entamé sa carrière chez PricewaterhouseCoopers où il s'est spécialisé en fusion-acquisition et insolvabilité. Avant de rejoindre le Cirque, le haut dirigeant travaillait pour la multinationale CAE, où il a gravi les échelons jusqu'au poste de vice-président, finances et chef de la direction financière.

Il a ensuite osé le grand écart entre l'industrie aéronautique et celle du spectacle, une gageure, se souvient Daniel Lamarre.

À l'époque, j'avais les genoux en sang, parce que ça m'a pris beaucoup de conviction pour le convaincre de quitter cette entreprise-là, reconnaît sans ambages M. Lamarre, heureux que sa recrue ait évolué à un rythme exponentiel au sein du Cirque.

« Il fait l'unanimité auprès de nos gestionnaires et de nos employés. »

— Une citation de  Daniel Lamarre, vice-président exécutif du conseil d'administration

Stimuler la reprise

L'annonce de sa nomination, mardi, survient dans une période tourmentée, car l’entreprise établie à Montréal a traversé la pire crise de son histoire avec une quarantaine de spectacles annulés et la mise à pied de 95 % de son personnel en mars 2020.

Mais c'est justement son habile gestion de la crise qui a convaincu Daniel Lamarre de lui confier les rênes de cette multinationale du divertissement. On a développé une complicité qui ne s'est pas démentie et qui facilitait le plan de transition, assure le président sortant.

Les spectacles en résidence à Las Vegas et à Orlando ont repris l'affiche cet été, tandis que la production phare Alegria a retrouvé le chemin des tournées depuis deux semaines.

À date, les choses vont franchement très bien, autant d’un point de vue de la réaction du public, des ventes de billets que la façon dont la relance s’est opérationnalisée, s'est félicité le nouveau grand parton, en citant la toute nouvelle production Drawn to Life, en partenariat avec Disney.

« Les employés ont travaillé très fort et souvent avec très peu de ressources pour relancer les activités. »

— Une citation de  Stéphane Lefebvre

Le Cirque du Soleil employait environ 4900 personnes dans plusieurs pays avant la pandémie et ne fonctionne présentement qu'avec environ la moitié de ces effectifs. Une centaine de postes devraient toutefois être affichés dans les prochaines semaines, a indiqué le nouveau patron.

Avec les informations de Catherine Richer

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