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Des tests à l’aéroport pour tous les voyageurs, sauf ceux arrivant des États-Unis

La mesure, obligatoire, s'appliquera aussi bien aux Canadiens qu'aux ressortissants étrangers.

Un homme pousse un chariot à bagages dans un aéroport.

Le variant Omicron continue de bousculer les mesures sanitaires canadiennes.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

La menace du variant Omicron du coronavirus force le gouvernement Trudeau à resserrer ses mesures sanitaires de manière radicale.

Les voyageurs aériens venant de l'extérieur du Canada, à l'exception des États-Unis, devront désormais être testés à l'aéroport et s'isoler jusqu'à ce qu'ils obtiennent leurs résultats.

La mesure s'appliquera aussi bien aux Canadiens qu'aux ressortissants étrangers, a annoncé le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, lors d'une conférence de presse organisée mardi après-midi.

Ce test s'ajoutera à celui que doivent passer tous les voyageurs 72 heures avant d'entrer au Canada, a-t-il précisé tandis qu'il répondait aux questions des journalistes.

Les voyageurs non vaccinés devront également subir un autre test au jour huit de leur isolement et respecter celui-ci pour une durée de 14 jours, comme c'est déjà le cas actuellement.

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, en conférence de presse.

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le test à l'arrivée, qui sera réalisé aux frais du gouvernement canadien, pourrait être étendu aux frontières aériennes et terrestres du Canada pour tous les voyageurs provenant de l'étranger, y compris des États-Unis, a ajouté le ministre Duclos, qui entend discuter de la question avec ses homologues provinciaux.

Dix pays dans la mire d'Ottawa

Par ailleurs, à compter de mercredi, les ressortissants étrangers en provenance du Nigeria, du Malawi et de l'Égypte, ou ayant transité par ces pays, ne pourront plus entrer au Canada, ce qui était déjà le cas pour ceux ayant séjourné dans sept autres pays d'Afrique australe au cours des 14 derniers jours.

Ces pays, a expliqué le ministre, ont plus de difficulté à suivre ce qui se passe au sein de leurs frontières et, par conséquent, il est plus difficile d'utiliser les méthodes traditionnelles de protection [...] pour pouvoir permettre à des gens qui vont séjourner dans ces pays d'entrer au Canada.

Ce n'est pas basé, d'ailleurs, sur la nationalité, c'est basé sur les séjours, a-t-il poursuivi. Donc, un Français qui est allé en Égypte [et] qui veut venir au Canada, il est traité de la même manière qu'un Nigérian ou qu'un Égyptien qui aurait séjourné à travers l'un des 10 pays identifiés dans la liste.

Les ressortissants canadiens ayant récemment séjourné en Afrique australe pourront malgré tout rentrer au pays, mais ils devront se conformer à des mesures renforcées en matière de dépistage et de mise en quarantaine.

Plusieurs questions demeurent sans réponse au sujet du variant Omicron, qui serait extrêmement contagieux. Dans ce contexte, le ministre a demandé mardi au Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) de lui fournir rapidement de nouvelles directives concernant l'administration d'une dose de rappel à tous les Canadiens.

Au moins sept cas répertoriés jusqu'ici au Canada

Omicron a fait son entrée au pays ces derniers jours. En Ontario, deux nouveaux cas se sont ajoutés à ceux de la fin de semaine, pour un total de quatre; un premier cas a été annoncé au Québec lundi; et deux cas se sont ajoutés mardi en Alberta et en Colombie-Britannique.

La pandémie n'est pas terminée, a insisté le ministre fédéral des Transports, Omar Alghabra. Il a averti les Canadiens qui voudraient se rendre à l'étranger que les mesures à propos des voyages pourraient changer à tout moment.

Pour preuve, le ministre Duclos a rappelé que la vaccination était désormais obligatoire pour tous les voyageurs souhaitant prendre l'avion ou le train pour voyager au Canada, alors qu'un test négatif suffisait autrefois pour être autorisé à emprunter ces modes de transport.

L'application de ces mesures pourrait également entraîner des retards à la frontière, a prévenu le ministre fédéral de la Sécurité publique, Marco Mendicino. Nos agents des services frontaliers ne compromettront jamais la santé et la sécurité des Canadiens au nom des temps d'attente à la frontière, a-t-il déclaré.

Carte montrant les cas de coronavirus par pays

Avant même l'annonce d'Ottawa, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, déplorait qu'on resserre une fois de plus les restrictions de voyage à des pays spécifiques. À son avis, ce n'est pas quelque chose qui fonctionne [de] manière efficace pour protéger la population.

Il vaudrait mieux, selon M. Singh, lever les brevets des compagnies pharmaceutiques afin de permettre aux pays du monde entier, y compris les pays en voie de développement, de créer leurs propres vaccins.

L'Organisation mondiale de la santé tient un discours semblable. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a soutenu mardi que les interdictions de voyage n'empêcheraient pas la propagation du variant Omicron après la mise en place de mesures similaires par une cinquantaine de pays.

Ces restrictions ont notamment été dénoncées par l'Afrique du Sud, qui a estimé être punie et injustement traitée, alors que ce sont ses scientifiques qui ont les premiers découvert ce variant et qui ont rapidement sonné l'alarme.

Avec les informations de La Presse canadienne, et Agence France-Presse

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