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Marks Meadows collabore avec le comité sur l’assaut du Capitole

Mark Meadows.

L'ex-chef de cabinet de la Maison-Blanche, sous Trump, Mark Meadows

Photo : Reuters / Erin Scott

Le comité de la Chambre des représentants qui enquête sur les événements du 6 janvier a annoncé mardi la conclusion d'une entente de coopération avec le dernier chef de cabinet de la Maison-Blanche sous Donald Trump.

M. Meadows a eu des contacts avec le comité spécial par l'intermédiaire de son avocat, a indiqué le président du comité ad hoc, Bennie Thompson, dans un bref communiqué.

Le représentant démocrate a précisé qu'il avait déjà fourni au comité des documents et qu'il se présenterait bientôt pour un premier témoignage à huis clos.

L'ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche est le responsable le plus haut placé parmi les membres de l'administration Trump dont la collaboration avec le comité est connue.

Le comité restreint dit s'attendre à ce que lui et tous les témoins lui présentent toutes les informations demandées.

Le comité continuera à évaluer dans quelle mesure il se conforme à l'injonction de comparaître et de produire des documents après sa déposition, a averti M. Thompson.

L'avocat de Mark Meadow avait initialement affirmé que son client ne collaborerait pas à l'enquête, en plaidant le privilège de l'exécutif, qu'invoque Donald Trump. Ce dernier exhorte d'ailleurs, pour la même raison, ses anciens collaborateurs assignés à comparaître à ne pas prendre part aux travaux du comité spécial.

Même s'il a accepté de se présenter devant les membres du comité, M. Meadows pourrait cependant invoquer le privilège de l'exécutif pour se soustraire aux questions qui lui seront posées.

Comme nous l'avons fait depuis le début, nous continuons à travailler avec le comité d'enquête et son personnel pour voir si nous pouvons trouver un arrangement qui n'oblige pas M. Meadows à renoncer au privilège de l'exécutif ou à la position de longue date selon laquelle les hauts collaborateurs de la Maison-Blanche ne peuvent pas être contraints de témoigner devant le Congrès, a déclaré l'avocat de M. Meadows dans un communiqué.

Nous apprécions l'ouverture du comité spécial à recevoir des réponses volontaires sur des sujets qui ne relèvent pas du privilège de l'exécutif, a-t-il soutenu.

Assigné à comparaître en septembre, Mark Meadows devait initialement rencontrer les membres du comité le mois dernier.

Dans le communiqué diffusé lors de l'ordonnance, le comité mentionnait les informations selon lesquelles M. Meadows aurait communiqué avec des responsables de certains États et du département de la Justice dans le cadre d'un effort visant à annuler les résultats de l'élection de 2020 ou à empêcher la certification de l'élection.

Le comité faisait également référence au fait qu'il aurait été en communication avec des organisateurs du rassemblement du 6 janvier, qui a précédé l'assaut du Capitole.

Un deuxième témoin menacé d'outrage au Congrès

Jeffery Clark derrière un podium s'adresse aux médias.

Jeffrey Clark aurait été pressenti par Donald Trump pour remplacer le procureur général par intérim, puisqu'il était très réceptif aux allégations non fondées de fraudes électorales.

Photo : Reuters / Yuri Gripas

Le comité spécial devrait par ailleurs se prononcer mercredi sur la recommandation d'une accusation d'entrave aux prérogatives d'enquête du Congrès qui pourrait être portée contre Jeffrey Clark, un ex-responsable du département de la Justice qui aurait été impliqué dans des efforts pour invalider l'élection présidentielle.

Le leader de la majorité démocrate à la Chambre, Steny Hoyer, a indiqué en après-midi que la Chambre voterait sur une éventuelle recommandation d'outrage au Congrès à l'endroit du témoin récalcitrant cette semaine. Si elle est adoptée, la résolution serait alors transmise au département de la Justice, qui déciderait s'il dépose des accusations, comme il l'a fait dans le cas de Steve Bannon.

Jusqu'ici, ce dernier est le seul témoin potentiel à faire l'objet de poursuites pour avoir refusé de témoigner et de transmettre des documents au comité.

L'ancien conseiller de Donald Trump a plaidé non coupable aux deux chefs d'accusation. Il encourt une peine allant de 30 jours à un an de prison pour chacun d'entre eux.

Le comité a mené jusqu'ici plus de 150 entrevues et lancé une quarantaine d'assignations à comparaître, qui visent notamment le directeur de la campagne Trump 2020 Bill Stepien, l’ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, Stephen Miller, qui était conseiller principal de l'ancien président en matière de politiques, ainsi que la dernière porte-parole de la Maison-Blanche, Kayleigh McEnany.

Avec les informations de ABC News

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