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Preuve vaccinale : les églises de l’Î.-P.-É. veulent y être soumises

Un couple prie avec la Bible.

Certains lieux de culte exigent le laissez-passer vaccinal de l’île, bien que la décision ne soit pas recommandée par la santé publique.

Photo : iStock

À l’approche du temps des Fêtes, des églises de l’Île-du-Prince-Édouard veulent exiger une preuve de vaccination pour pouvoir accueillir un plus grand nombre de personnes. Pour l'instant, même si elles choisissent d'exiger une preuve, elles ne peuvent pas assouplir les restrictions concernant les rassemblements.

À l’heure actuelle, les établissements qui exigent le laissez-passer vaccinal ne sont pas tenus de mettre en place un système de cohortes, à l’exception des activités qui comprennent la participation des jeunes.

La distance physique n’est pas requise non plus dans ces endroits exigeant la preuve vaccinale. Le nombre de convives peut ainsi être plus important à l’intérieur. Le port du masque reste néanmoins toujours requis.

Le révérend Robert McCarthy pose pour la photo à l'intérieur de l'église.

L'église Kensington United du révérend Robert McCarthy peut accueillir jusqu'à 70 personnes, à l'heure actuelle.

Photo :  (Steve Bruce/CBC)

Le révérend Robert McCarthy, de la Kensington United Church à Kensington, dit ne pas comprendre pourquoi les églises n'ont pas à exiger le laissez-passer vaccinal.

Selon le révérend, en réclamant une preuve, les églises pourraient accueillir un plus grand nombre de fidèles.

« On doit souvent renvoyer des gens à la maison. Ça nous empêche vraiment de développer notre église.  »

— Une citation de  Robert McCarthy, révérend à Kensington United Church

Bien que ce ne soit pas exigé par la santé publique, certains lieux de culte ont déjà rendu obligatoire le laissez-passer vaccinal, notamment la Kensington United Church, la Spring Park United Church, à Charlottetown, ainsi que la Mosquée de Charlottetown.

Néanmoins, ces lieux sont toujours tenus de suivre les mesures sanitaires de distanciation physique et de mettre en place le système de cohortes.

J’ai l’impression que nous avons été mis de côté et laissés pour compte alors que le reste de la province va de l’avant, et que les entreprises sont de plus en plus capables d’aller vers un modèle de fonctionnement pré pandémie. , précise le révérend Robert McCarthy.

La Dre Heather Morrison donne une conférence de presse.

La médecin hygiéniste en chef de l’Île-du-Prince-Édouard, Heather Morrison, n’encourage pas les églises à rendre obligatoire l’exigence du laissez-passer vaccinal. (ARCHIVES)

Photo : CBC/Shane Hennessey

La Dre Heather Morrison, médecin hygiéniste en chef de l’île, explique que les lieux de culte ont été exclus du programme de preuve vaccinale, car ils sont des services essentiels.

Selon elle, la province n’encourage pas les églises à rendre obligatoire le passeport vaccinal.

La médecin-hygiéniste en chef explique que cette exigence pourrait exclure les Prince-Édouardiens non vaccinés ou partiellement vaccinés d’une activité essentielle.

La Dre Morrison a également souligné que, dans d’autres provinces, il y a eu des éclosions importantes liées à des rassemblements religieux.

Elle assure que les mesures imposé aux lieux de culte resteront en vigueur, même si les fidèles sont vaccinés.

Le révérend Robert McCarthy comprend mal les rsiques qu'évoquent la santé publique, car le laissez-passer vaccinal assurerait que seules les personnes entièrement vaccinées puissent fréquenter les lieux de culte.

Si le théâtre Harbourfront et Cineplex peuvent le faire, pourquoi la Kensington United Church ne pourrait-elle pas le faire?, lance-t-il.

Les solutions de rechange

Pour le père Albin Arsenault, curé de la paroisse de Palmer Road dans l'ouest de l'île, les mesures de distanciation physique et le système de cohortes n’empêchent pas son église de trouver des solutions de rechange pour offrir les services religieux à un plus grand nombre de personnes.

Sa paroisse a augmenté le nombre de messes durant le temps des Fêtes l’an dernier, une solution qui sera reprise encore cette année.

La paroisse de père Albin Arsenault n’exige pas le laissez-passer vaccinal à ses fidèles, mais le religieux dit comprendre la décision des autres églises de le faire.

Je respecte le cheminement des autres églises. Je n’ai pas de préférence, mais je respecte [leur décision]. Mais, ici, on se fie aux directives de la santé publique de l’île. Cette décision, je la laisse aux autorités de l’île, explique le père Albin Arsenault.

Le révérend Robert McCarthy, de la Kensington United Church, explique qu’il continuera à demander à la santé publique les modifications des mesures sanitaires.

Il espère aussi que d’autres églises se manifestent pour réclamer un assouplissement des règles.

Nous continuons donc à faire du bruit et nous espérons nous joindre à d’autres églises qui ressentent la même chose, à savoir que les règles actuelles ne nous aident pas, lance-t-il.

Avec des informations de Steve Bruce de CBC

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