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Patrick Roy intéressé par le poste de DG du Canadien de Montréal

Patrick Roy, l'air amusé, parle dans un micro. Derrière lui, on aperçoit le logo des Remparts de Québec et du Centre Vidéotron.

Le point de presse de Patrick Roy

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

« Depuis 1993 que le club tourne en rond. Qu'est-ce qu'ils ont à perdre de me donner une chance de voir ce que je peux faire avec ce club-là? »

Ces paroles sont de Patrick Roy, l'un des meilleurs gardiens de but de l'histoire du hockey, qui incarne encore à ce jour les dernières années glorieuses du Canadien de Montréal.

 Il tient un trophée à bout de bras.

Patrick Roy soulève la coupe Stanley à Montréal en 1993.

Photo : La Presse canadienne / RYAN REMIORZ

Roy ne s'en cache pas. Le poste de directeur général laissé vacant à la suite du congédiement de Marc Bergevin l'intéresse. C'est dans cette fonction qu'il souhaite désormais s'illustrer au sein du Canadien.

Le téléphone sonnera-t-il?

Toutefois, le téléphone n'a toujours pas sonné et Roy n'est pas là pour se vendre non plus, a-t-il insisté lors d'un point de presse en marge d'un entraînement des Remparts de Québec, dont il est l'entraîneur-chef et le directeur général.

Je comprends la situation. Le club appartient à Geoff Molson. C'est lui qui tire les ficelles, c'est son équipe. Mais peut-être que je ne suis pas le gars pour lui, c'est tout. J'accepte ça. [...] En ce qui me concerne, j'ai une feuille de route. C'est à eux de vérifier si ma feuille de route est suffisante, affirme Roy, qui a également marqué l'histoire de l'Avalanche du Colorado devant le filet et derrière le banc.

Même si son association avec le Canadien en tant que joueur ne s'est pas terminée comme il l'aurait souhaité, l'homme de hockey de 56 ans aimerait aujourd'hui redonner à l'organisation qui a changé sa vie.

J'ai été fier de porter ce chandail-là, de remporter deux Coupes Stanley, participer à trois finales. J'ai beaucoup de respect pour cette organisation-là, beaucoup d'admiration pour ce qui a été fait dans l'histoire du Canadien, témoigne l'ex-cerbère.

Un gardien en rouge soulève un trophée à bout de bras sur la glace avec ses coéquipiers près de lui.

Patrick Roy avec la coupe Stanley en 1986.

Photo : Radio-Canada

« C'est sûr qu'au nombre de saisons que j'ai jouées avec le Canadien, le succès que j'ai connu avec l'organisation... est-ce que j'aurais de l'intérêt? Évidemment. Mais en même temps, je suis conscient que c'est un processus et qu'il y a plusieurs bons candidats qui vont être en lice. »

— Une citation de  Patrick Roy, entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec

Élogieux à l'endroit de Bergevin...

Patrick Roy a également tenu de bons mots à l'endroit de Marc Bergevin pour son travail accompli au cours des neuf dernières saisons avec le Canadien.

D'ailleurs, son successeur n'héritera pas d'une équipe aussi mauvaise que la fiche du Canadien l'indique, insiste Roy, faisant référence à quelques excellents échanges effectués par Bergevin et à une participation récente à la finale de la Coupe Stanley.

Pour moi, le Canadien, c'est plus un reset qu'une reconstruction. Marc Bergevin a quand même laissé un héritage important, explique-t-il. On n'est pas dans ce domaine pour perdre nos jobs. Ça fait toujours de la peine de voir quelqu'un qui perd son travail.

Au micro, il s'apprête à annoncer le nom d'un joueur repêché.

Marc Bergevin

Photo : usa today sports / Jerome Miron

... Mais pas Timmins

Roy n'a toutefois pas été aussi élogieux à l'endroit de Trevor Timmins, l'un des grands manitous du recrutement depuis 20 ans au sein du Canadien, congédié en même temps que Bergevin.

Marc a fait de belles choses avec le club, il a été extrêmement loyal avec les gens qui l'entouraient. Alors, il paie le prix [pour le mauvais début de saison].

« C'est clair que Trevor Timmins a fait mal à Marc Bergevin. Mais Marc est quelqu'un de loyal et il a été derrière lui. »

— Une citation de  Patrick Roy

Patrick Roy n'est d'ailleurs pas le dernier venu en matière de recrutement, lui qui travaille avec les jeunes depuis plusieurs années.

De gauche à droite : le président des Remparts de Québec, Jacques Tanguay, le directeur général et entraîneur-chef, Patrick Roy, le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, et le chef de l’exploitation du Groupe Sports et divertissement de Québecor, Martin Tremblay, posent pour les photographes en tenant un chandail des Remparts de couleur rouge.

Depuis 2018, Patrick Roy (deuxième à partir de la gauche) est de retour avec les Remparts à titre de directeur général et entraîneur-chef.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

L'ancien numéro 33 serait également prêt à travailler avec Jeff Gorton, le nouveau vice-président aux opérations hockey du Canadien. Il l'a déjà rencontré une fois, lorsqu'il dirigeait l'Avalanche du Colorado, par l'entremise d'Alain Vigneauilt, alors entraîneur-chef des Rangers de New York.

Je serais prêt à travailler avec [Jeff Gorton]. Il semble une personne qui est passionnée par le hockey. J'ai toujours été un gars qui aime travailler en équipe. Une personne qui est prête à apprendre, à écouter et à développer. La personne qui va travailler avec lui aura un défi très intéressant.

La pression ne l'effraie pas

Si la pression du marché de Montréal ne l'effrayait pas quand il enfilait les jambières, ce ne sera pas plus le cas s'il devait travailler dans les hauteurs du Centre Bell.

« Les fans sont fiers de leur club. C'est un marché qui est extraordinaire. Tout le monde a une opinion, tout le monde veut s'impliquer. C'est l'équipe de la province. »

— Une citation de  Patrick Roy

La nomination de Roy constitue d'ailleurs le souhait de nombreux nostalgiques des années glorieuses du Canadien.

C'est sûr que c'est flatteur, mais en même temps, ça ne fait pas de moi le DG, affirme-t-il, soulignant au passage qu'il est très heureux avec les Remparts. Les belles années sont encore devant moi. Je suis heureux dans mes fonctions ici. J'ai la chance de faire la différence dans la vie de plusieurs de mes joueurs.

Avec la collaboration de Jean-Philippe Martin

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