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Vers un regain d’intérêt pour le logement coopératif dans le Grand Sudbury?

Vue aérienne du centre-ville de Sudbury.

Le Grand Sudbury compte actuellement 30 coopératives d'habitation.

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Radio-Canada

Plus d’une dizaine de résidents du Grand Sudbury se sont rendus au Indie Cinéma lundi soir pour assister à une séance d’information sur les différentes façons de financer un projet de logement coopératif ou de logement abordable.

Dans une coopérative d’habitation, les locataires sont propriétaires d'une partie du bâtiment et doivent s'impliquer dans la gestion communale.

Contrairement aux condominiums, les locataires sont propriétaires d’un pourcentage du logement, et non d’une unité au sein du logement.

Certains locataires peuvent également bénéficier de subventions gouvernementales, ce qui permet au loyer d’être proportionnel au salaire du locataire et rend ce type de logement abordable.

Contrairement au marché privé, les logements coopératifs ne cherchent pas à générer des profits. Ce modèle permet de fixer les loyers en dessous des prix habituels du marché.

La directrice du cinéma indépendant de Sudbury, Beth Mairs, a elle-même bénéficié du fonds canadien d’investissement coopératif pour financer les salles de son cinéma.

Elle aimerait voir plus de logements coopératifs dans le Grand Sudbury. Il y a une différence énorme entre les prix du marché et ceux qu’on trouve dans le logement coopératif.

Beth parle au micro.

Beth Mairs a organisé une séance d'information sur les habitations coopératives au Indie Cinéma lundi soir.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Dans le marché privé, on trouve des unités qui coûtent 1 300 $ par mois et qui ne répondent pas aux besoins des locataires, illustre celle qui a organisé la séance d’information.

Dans le logement coopératif, ça peut coûter 800 $ par mois pour des unités spacieuses et bien éclairées, fait valoir Mme Mairs.

« Je crois que ça pourrait faire une grande différence dans la qualité de vie des Sudburois. »

— Une citation de  Beth Mairs, directrice du cinéma indépendant de Sudbury

Nouveau souffle pour les coopératives d’habitation

Lorsque Tracy Gregory s’est jointe à une coopérative d’habitation dans le Grand Sudbury au début des années 2000, le mouvement battait son plein.

Depuis, ce type de projet a connu un déclin. Plusieurs facteurs expliquent le manque d’intérêt de la part des Sudburois : prix des loyers, taux d’intérêt des hypothèques résidentielles et manque de financement public.

En ce moment, il y a 30 coopératives d’habitation dans le Grand Sudbury.

Mme Gregory espère que des séances d’information comme celle de lundi soir permettront d’infuser un peu de force dans le mouvement des coopératives d’habitation dans la région.

Vivre dans une coopérative d’habitation a changé ma vie, raconte-t-elle. Quand j’ai déménagé dans une habitation coopérative il y a 25 ans, j’étais une jeune mère monoparentale à faible revenu.

« Grâce au logement coopératif, j’ai trouvé un chez-moi, une communauté, et j’ai développé des compétences de gestion et de gouvernance. »

— Une citation de  Tracy Gregory, ancienne résidente d’une habitation coopérative à Sudbury

Mon loyer était fixé à 30 % de mon revenu. Alors ma situation de logement est restée stable, même quand je suis retournée aux études pour décrocher ma maîtrise, illustre Mme Gregory.

Être dans le conseil d’administration de notre coopérative d’habitation m’a permis de comprendre comment prendre des décisions, faire des élections et de la gestion.

« Mes voisins et moi étions soudés, peu importe nos circonstances, nous étions unis par le partage et l'entretien d’une propriété commune. »

— Une citation de  Tracy Gregory, ancienne résidente d’une habitation coopérative à Sudbury

Tracy Gregory a récemment déménagé dans une maison, car elle a réussi à mettre de côté suffisamment d’argent au cours des deux dernières décennies grâce à la stabilité financière que lui a procurée la coopérative.

Des options de financement adaptées

La vice-présidente du Fonds canadien d’investissement coopératif, Julia Vlad, était également présente à la séance d’information.

L’objectif de ce soir est de montrer quelles sont les options de financement pour les groupes et les individus qui voudraient se lancer dans un projet de logement coopératif, explique-t-elle.

Nous pouvons financer toutes les étapes du projet, de l’acquisition du terrain jusqu’à la construction et aux rénovations à long terme, énumère Mme Vlad.

La structure du prêt est adaptée aux besoins de la coopérative de logement. Il faut considérer toutes les options possibles. Pas seulement les prêts et les subventions, mais une combinaison de différentes sources de financement.

« Financer ce genre de projet, c’est un casse-tête qui sera différent d’une organisation à l’autre. »

— Une citation de  Julia Vlad, vice-présidente du Fonds canadien d’investissement coopératif

Les élus de la région ont également de l’intérêt pour ce type de projet. Au conseil municipal du Grand Sudbury, cette option a été discutée dans le contexte de la crise de logement abordable qui sévit dans la ville.

Également présent virtuellement à la séance d’information, le député provincial de Sudbury, Jamie West, a indiqué que la province pourrait fournir du financement si des groupes s’organisaient pour mettre en place un projet de logement coopératif.

Avec les informations de Miguel Lachance

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