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L’Université de la Saskatchewan adopte des mesures après l’affaire Carrie Bourassa

Deux hommes attablés sur une scène, se serrant la main. Plusieurs personnes les entourent.

Le 27 novembre, le président de l'Université de la Saskatchewan et le président de la Nation métisse de la Saskatchewan ont convenu de travailler ensembler sur les enjeux qui touchent à l'identité métisse.

Photo : Gracieuseté de / usask.ca

Radio-Canada

L’Université de la Saskatchewan s'est entendue avec la Nation métisse de la Saskatchewan pour s'en rapporter à elle, ainsi qu'à son registre de citoyenneté, lorsqu'elle devra déterminer l'admissibilité de candidats à des postes destinés aux Métis.

L’une des composantes essentielles de la réconciliation est de reconnaître que les communautés autochtones définissent et vérifient leur propre statut de membre, a affirmé le président de l'Université de la Saskatchewan, Peter Stoicheff, dans un communiqué émis le 27 novembre.

Depuis juin 2020, la Nation métisse de la Saskatchewan recommande aux institutions postsecondaires de s’en rapporter à son registre de citoyenneté lorsqu’elles attribuent des postes ou des bourses d’études destinées aux personnes métisses.

C’est un partenariat qui crée un précédent entre une université canadienne et un gouvernement métis, affirme le président de la Nation métisse de la Saskatchewan, Glen McCallum.

Cette annonce survient un mois après l’enquête de CBC qui a fait éclater l'affaire Carrie Bourassa, une professeure de l’Université de la Saskatchewan qui a longtemps affirmé être d’ascendance métisse, anichinabée et tlingit. L'affaire Carrie Bourassa a rapidement été relayée par la presse américaine et internationale. Le Washington Post et le quotidien anglais The Guardian s'y sont entre autres intéressés.

Carrie Bourassa a depuis été démise de son rôle de directrice scientifique de l'Institut de la santé des Autochtones (ISA). Elle a également été mise en congé par l'Université de la Saskatchewan, en attendant les conclusions d’une enquête qui déterminera si elle s'est rendue coupable de fausses déclarations.

Après les révélations de CBC, la Nation métisse de la Saskatchewan a émis une déclaration qui condamne la fraude d’identité. Ce procédé provoque de sérieuses inquiétudes dans les arts, le domaine académique et les services publics, où des fonds, de l'emploi et des postes de consultants sont destinés aux personnes autochtones. La Nation métisse de la Saskatchewan rappelle qu'elle a établi un registre vérifiable de citoyens métis, basé sur une définition de ce terme commune à plusieurs gouvernements métis.

Avec les informations de Geoff Leo

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