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Retour des bulles-classes et petits rassemblements pour freiner la COVID-19 en Estrie

Un enseignant offre un masque à un élève.

La santé publique recommande le retour des bulles-classes pour freiner la propagation de la COVID-19.

Photo : Reuters / AMIR COHEN

Radio-Canada

La situation épidémiologique de l'Estrie cause d'énormes maux de tête à la santé publique, qui se dit débordée face à la flambée de cas dans la région. Plusieurs options sont sur la table pour tenter de freiner la propagation du coronavirus, dont le retour des bulles-classes et des « petits party » de Noël.

La Dre Mélissa Généreux, médecin à la santé publique, explique qu'une décision a été prise avec les centres de services scolaires de rétablir le concept de bulle-classe, au moins jusqu'à Noël. Cela va éviter que dès qu'un cas s'introduit dans une école, le mal soit déjà fait et que ce soit déjà transmis à quatre, cinq, six classes.

Toutes les écoles primaires, y compris celles du Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs, sont touchées par cette nouvelle mesure. Quant aux activités parascolaires, elles seront diminuées et les sorties non essentielles seront également mises sur pause pour permettre aux écoles de diminuer la propagation.

Actuellement, plus de 60 écoles sont touchées par au moins un cas de COVID-19 sur le territoire.

Il y a vraiment beaucoup [d'éclosions], et ce qui est particulier, c'est que ce n'est pas juste beaucoup d'éclosions, mais surtout la taille. On a vu jusqu'à 100 cas par école, c'est énorme.

« On est dans un contexte de contacts presqu'illimités avec les sports, le parascolaire [...] Devant tout ça, on commence à trouver que c'est irréaliste de penser qu'on va pouvoir faire tout ce qui est attendu de nous avec très peu de prévention comme au printemps. »

— Une citation de  Dre Mélissa Généreux, médecin à la santé publique

Les écoles secondaires ne sont toutefois pas touchées par ces mesures.

Des mesures difficiles à appliquer

Le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke soutient que si le retour des bulles-classes est bienvenu, il sera difficile tout de même difficile d'appliquer cette mesure parfaitement et en tout temps.

La directrice adjointe à l'École du Bois-Joli de Sherbrooke, Mélissa Raymond, affirme que son établissement va suivre les recommandations, mais admet qu'il s'agit d'une gestion difficile. Quand on les mettait dans les classes pour le dîner, ça nous amenait des problèmes de personnel pour les surveiller donne-t-elle en exemple.

« C'est un peu complexe, car il y a un enjeu de personnel. Actuellement, on a des bulles, mais est-ce qu'on peut les rapetisser et les ramener en bulle-classe? Il y a une complexité au niveau de l'organisation. »

— Une citation de  Mélissa Raymond, directrice adjointe à l'École du Bois-Joli

L'École du Bois-Joli, tout comme plusieurs écoles de la région, doit également gérer les délais de réponses de la santé publique, la flambée de cas amenant un surplus de travail pour les équipes qui mènent les enquêtes épidémiologiques.

Mélissa Raymond explique qu'il n'est pas rare que les enfants doivent rester en isolement pendant une dizaine de jours lorsque des cas sont détectés dans une classe, parce que les délais sont un peu plus longs.

On aimerait cela dans le meilleur des mondes que les délais soient plus courts. Mais au final, ça ne change rien parce que les enfants en isolement évitent de propager la maladie dans l'école [...] On attend que la santé publique se positionne là-dessus, et quand les parents ont des questions, on répond quand on peut répondre. Sinon, on réfère à la santé publique.

De petits rassemblements à Noël?

De son côté, le directeur de la santé publique de l'Estrie tempère les attentes concernant les rassemblements de la période des Fêtes. Le Dr Alain Poirier recommande d'éviter les gros rassemblements en raison du nombre élevé de cas de COVID-19. Il soutient que la situation actuelle en Estrie s'apparente à la 5e vague et que le variant Omicron inquiète.

Le premier ministre du Québec, François Legault, a pourtant évoqué, lundi, la possibilité de recevoir jusqu'à 25 convives à Noël. Le Dr Poirier estime pour sa part que les gens de la région doivent se montrer prudents.

Nous allons voir ce que le gouvernement va décider. Nous allons voir si nous allons détecter le Omicron ou si nous allons prendre le contrôle avec la vaccination des tout-petits. En Estrie, je ne recommanderais pas de gros rassemblements à 25. Ne planifiez pas plus que 10 personnes, soutient le Dr Poirier.

Rappelons que sept personnes en Estrie sont en isolement après avoir voyagé dans l'un des pays d'Afrique australe visés par les nouvelles restrictions fédérales.

Avec les informations de Marion Bérubé

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