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Le variant Omicron bouleverse les projets de voyage des Winnipégois

Titi Tijani assise sur un canapé.

La présidente de l’Association des communautés africaines du Manitoba (ACOMI), Titi Tijani.

Photo : Radio-Canada / Laïssa Pamou

Radio-Canada

Des restrictions touchant les voyageurs en provenance de plusieurs pays d’Afrique en raison du variant préoccupant Omicron mettent des bâtons dans les roues de Winnipégois qui souhaitaient voyager.

L’incertitude est angoissante pour ceux qui ont des projets de voyage, affirme la présidente de l’Association des communautés africaines du Manitoba, Titi Tijani.

Dimanche, le gouvernement de l’Ontario a annoncé que les premiers cas confirmés du variant Omicron au pays avaient été décelés chez des voyageurs en provenance du Nigeria, le pays d’origine de Titi Tijani.

En réaction à la venue de ce nouveau variant du virus qui cause la COVID-19, le Canada a interdit l’entrée des citoyens de sept pays du sud de l’Afrique et imposé des mesures sanitaires supplémentaires aux citoyens canadiens et aux résidents permanents provenant de ces pays.

Le Nigeria ne fait pas partie de la liste, mais Mme Tijani affirme que beaucoup de personnes à Winnipeg ont peur de ne pas pouvoir rentrer au Canada si elles se rendent dans un pays africain.

Certaines personnes rentrent pour des choses très importantes comme des mariages, des enterrements, qui ont été prévus pour décembre, et certaines personnes ont déjà acheté leurs billets, poursuit-elle.

Titi Tijani avait l’intention de se rendre au Nigeria en janvier, mais n’avait pas encore acheté son billet d’avion.

Vendredi, le Canada a imposé des restrictions aux personnes qui sont allées en Afrique du Sud, en Namibie, au Zimbabwe, au Botswana, au Lesotho, en Eswatini ou au Mozambique au cours des 14 derniers jours.

Citoyenne canadienne née en Afrique du Sud, Peggy Venter rendait visite à sa mère, qu’elle n’avait pas vue depuis trois ans, dans son pays natal. Elle a dû raccourcir son voyage d’une semaine, lorsque des représentants d’Affaires mondiales Canada lui ont dit de revenir au pays avec le vol suivant.

Elle a un billet d’avion pour un vol lundi, mais elle ne sait pas comment elle va revenir au Canada, puisqu’elle doit changer d’avion à l’aéroport Schiphol d’Amsterdam, avant de se rendre à Calgary.

Vendredi, des voyageurs venant d’Afrique du Sud sont restés coincés dans leur avion pendant plusieurs heures à cet aéroport, car l’Union européenne avait imposé une interdiction de voyage.

Nous avons réservé nos vols, mais Amsterdam peut encore dire : "Nous n’allons pas accepter ce vol venant d’Afrique du Sud." Alors nous serions coincés et nous devrons revenir, dit Peggy Venter.

Le variant Omicron est préoccupant, selon l’Organisation mondiale de la santé. Des chercheurs tentent encore de déterminer s’il est plus contagieux ou virulent que d’autres variants.

Le titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les virus émergents de l'Université du Manitoba, Jason Kindrachuk, affirme que c’est un moment critique dans la pandémie de COVID-19.

Au cours des prochaines semaines, il sera très, très important pour nous de comprendre s'il s'agit d'une quelconque évasion immunitaire ou d'une hausse de la transmissibilité? Et comment cela se compare-t-il au variant Delta ou à d’autres variants préoccupants?, conclut-il.

Avec les informations de Cameron MacLean

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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