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Fin des tests PCR : les courts séjours aux États-Unis de retour dans l’appréhension

Une ligne marque la frontière entre le Canada et les États-Unis dans la bibliothèque et salle d'opéra Haskell. De petits drapeaux des deux pays sont disposés sur un bureau dans l'édifice.

Les Canadiens qui font un séjour de moins de 72 heures à l'étranger n'ont plus à présenter un test moléculaire à leur retour.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Les Canadiens entièrement vaccinés qui se rendent à l'étranger pour de courts séjours n'ont plus à présenter un résultat négatif d'un test moléculaire à leur retour. Un moment que de nombreux frontaliers attendaient avec impatience.

Pour Matt Bouwmeester, les 20 derniers mois ont été un véritable calvaire.

Résident de Windsor, il avait l'habitude d'aller plus que régulièrement au Michigan pour faire son épicerie, prendre de l'essence ou encore manger dans sa pizzéria préférée jusqu'à ce que la pandémie éclate.

C'est une grande ville et nous sommes une petite ville. Nous bénéficions des commodités de la grande ville là-bas et le fait d'en être exclu pendant [presque] deux ans a été très difficile, affirme-t-il.

« C'était comme être à Gatineau ou à Laval sans avoir accès à Ottawa ou Montréal. »

— Une citation de  Matt Bouwmeester, résident de Windsor

Depuis mardi, profiter de cette interconnexion est de nouveau possible.

Une situation épidémiologique tendue

Comme M. Bouwmeester, nombreuses sont les personnes qui n'ont pas traversé la frontière depuis mars 2020. Car, même si depuis le 8 novembre dernier il est possible de se rendre aux États-Unis par voie terrestre, l'obligation de présenter un test PRC en a découragé plus d'un.

C'est notamment le cas de Dorine Tcheumeleu de Lakeshore. Avant la pandémie, elle allait aux États-Unis pour les rencontres sportives de ses enfants et voir des amis.

S'il n'était pas jusqu'ici question pour elle d'y retourner, en raison du coût exorbitant des tests PCR, elle espère maintenant y retourner rapidement. Elle s'inquiète toutefois de la situation sanitaire sur place.

On planifiait y aller en décembre, espérant que la situation sanitaire s'améliore, indique-t-elle.

Anne Brousseau, habitante d'Amherstburg, partage ces inquiétudes. Elle ne voit d'ailleurs pas d'un bon oeil les assouplissements à la frontière.

Je pense vraiment qu'ils vont un peu vite en besogne, confie-t-elle. Elle ajoute que, même si elle comprend que les vaccins peuvent aider, cela ne vaut pas la peine de prendre le risque d'attraper le virus pour une soirée.

Des milliers de spectateurs sont dans un stade extérieur.

Le port du masque n'est pas obligatoire pour assister aux événements sportifs. Il n'y a pas non plus de passeport vaccinal. Samedi, 111 156 personnes ont assisté à un match de football opposant l'Université du Michigan et Ohio State.

Photo : CBC/Jacob Barker

Le Michigan, où les restrictions sanitaires ont été supprimées en juin, est en effet dans une situation épidémiologique que les autorités considèrent comment extrêmement préoccupante.

La semaine dernière, la gouverneure de l'État a fait appel à l'armée pour appuyer la prise en charge des patients atteints de COVID-19.

En date du 29 novembre, la moyenne hebdomadaire de cas sur sept jours était de 6822. Près de 4500 personnes atteintes de COVID-19 sont par ailleurs hospitalisées dans l'État, la majorité n'étant qu'en partie ou pas du tout vaccinée.

Pour sa part, M. Bouwmeester dit qu'il va prendre les mêmes mesures de précaution là-bas qu'au Canada, surtout porter un masque et se laver les mains.

J'ai hâte de revoir les habitants de Détroit. J'ai hâte d'assister à des concerts. J'ai hâte de voir les Lions perdre, conclut-il.

Avec des informations de CBC et d'Elvis Nouemsi Njiké

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