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Une députée du NPD publie les commentaires racistes qu’elle reçoit en ligne

Une femme devant le Palais législatif de la Saskatchewan.

Betty Nippi-Albright est membre de la nation Kinistin Saulteaux. Elle dit que la haine et les commentaires racistes ont augmenté depuis qu’elle a parlé de la vente de terres de la Couronne et de l'obligation de consulter.

Photo : Radio-Canada / Kirk Fraser

Radio-Canada

La députée du NPD provincial Betty Nippi-Albright a publié l’un des nombreux messages racistes qu’elle a reçus depuis son élection, afin de souligner la haine que les personnes issues des minorités reçoivent en ligne.

Souvent, je les effaçais. Cette fois-ci, je me suis dit qu'en me taisant je permettais que la chose continue, a-t-elle expliqué à propos d’une publication Facebook qu’elle a reçue la semaine dernière.

Dans le message en question, l’auteur qualifie la députée Betty Nippi-Albright de toutes sortes de noms, et la culture autochtone, d'égoïste.

Betty Nippi-Albright est membre de la nation Kinistin Saulteaux. Elle affirme que la haine et les commentaires racistes ont augmenté depuis qu’elle a parlé de la vente de terres de la Couronne et de l'obligation de consulter.

Je recevais des commentaires à propos des Autochtones : "Tu devrais être heureuse de ce que tu as, vous vous plaignez toujours."

Betty Nippi-Albright indique que les gens laissent des commentaires haineux sur ses pages publique et personnelle, mais la bloque quand elle tente de leur répondre ou de connaître leur véritable identité.

Selon la députée provinciale, ce comportement indique qu'elle fait les bons gestes.

Je fais bouger les choses, explique-t-elle.

La députée explique que beaucoup de femmes, et en particulier de femmes autochtones, n'osent pas se placer dans une position difficile en réagissant, parce que c'est très difficile dans un système paternaliste. Elle a, pour sa part, la chance de pouvoir parler et de dénoncer ces gestes, et espère servir de modèle pour d'autres femmes qui verront qu'elles ne sont pas seules.

Je suis exposée à ce genre de commentaires, je les dénonce. Et je continuerai de les dénoncer, parce qu’il s’agit d’une réalité dans notre province et que, en tant que citoyens, nous n'en parlons pas suffisamment, affirme Betty Nippi-Albright.

Avec les informations de Chelsea Cross

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