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Les Néo-Brunswickois attendent plus longtemps à bord de l’ambulance

Il faut être patient quand on se présente à l’urgence, même en ambulance.

Un patient transporté sur une civière à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Un patient transporté sur une civière à Moncton, au Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

Si vous appelez une ambulance au Nouveau-Brunswick, vous risquez de devoir attendre pour l’ambulance, mais aussi pour être admis à l’hôpital une fois arrivé sur place. Le temps d’attente pour le transfert entre l'ambulance et l'hôpital est en moyenne trois fois plus long qu'en 2020.

Les normes en vigueur limitent à 25 minutes le temps d’attente dans l’ambulance, une fois arrivé à l’hôpital. Lorsqu’un patient attend plus longtemps que le délai prescrit, les hôpitaux doivent avertir Medavie, qui comptabilise ces données.

Évidemment, si une ambulance attend de déposer un patient, elle ne peut pas retourner sur les routes et répondre à d’autres appels.

La situation est particulièrement problématique dans les établissements des grands centres, soit les deux hôpitaux de Moncton, ainsi que ceux de Saint-Jean et de Fredericton.

La pénurie de personnel, le grand nombre de patients en attente d’une place dans un foyer de soins, des débordements aux urgences et la pandémie; plusieurs facteurs peuvent expliquer les délais anormaux qu’observent les ambulanciers au moment de déposer un patient à l’hôpital.

La ministre de la Santé n'était pas disponible pour réagir à cette situation lundi.

Les partis de l'opposition dénoncent la situation

Le député vert, Kevin Arseneau, rappelle que le problème n'est pas nouveau et affirme qu'il faut financer adéquatement le système de santé.

Des fois tu te demandes s'ils sont vraiment en train de faire des efforts pour régler le problème. C'est frustrant pour les ambulanciers, mais c'est frustrant aussi pour les communautés où les ambulances sont prises à l'hôpital, dit-il.

Quant au Parti libéral, le député Jean-Claude D'Amours croit que la réforme de la santé présentée récemment par la ministre Shephard ne tient pas la route. À son avis, il faut impérativement régler la pénurie de personnel.

Le plan présenté par la ministre Shephard la semaine dernière ne rencontre absolument pas ce que la population a besoin pour s'assurer d'avoir des services de qualité dans la province. Il n'y a aucune mesure dans le plan conservateur pour faire du recrutement et maintenir les employés dans le système de santé, explique Jean-Claude D’Amours.

Avec des informations de Sarah Déry

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