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Les syndicats inquiets avant le début de la vaccination obligatoire au Yukon

Un panneau devant une clinique de vaccination.

Le gouvernement du Yukon avait annoncé le 15 octobre dernier qu'il exigerait que ses employés et les travailleurs de la santé soient vaccinés.

Photo : Steve Silva / CBC

Au Yukon, à quelques heures de l’entrée en vigueur de la vaccination obligatoire pour les employés du gouvernement, il reste bien des questions concernant le nombre de fonctionnaires qui pourraient ne pas se présenter au travail mercredi et les répercussions que cela pourrait avoir sur le territoire.

Autant le syndicat des enseignants que celui de la fonction publique du Yukon se déclarent en faveur de cette obligation de vaccination, mais ce qu’ils critiquent, c’est l’approche prise par le gouvernement et le fait qu’il n’y a pas eu de véritables discussions. Je ne qualifierais pas ce qu’il a fait de consultation. Il nous a plutôt dit ce qu’il faisait, résume Steve Geick, le président du Syndicat des employés du Yukon.

« Nous soutenons la vaccination obligatoire, mais pas sa mise en place faite à l'aveuglette. »

— Une citation de  Steve Geick, président du Syndicat des employés du Yukon

Je pense qu’il y aura une pénurie de main-d’œuvre et que c’est le domaine de la santé qui en pâtira le plus, explique-t-il. Il y a quelque temps, le gouvernement avait estimé que 20 % de ses effectifs n’étaient pas vaccinés. S’il ne sait pas de quelle façon le nombre avait été calculé et à quel point il était fiable, il estime toutefois que la décision aura des conséquences.

Steve Geick rappelle que, pour faire fonctionner les cliniques de vaccination, le gouvernement a dû réquisitionner du personnel d’autres secteurs, dont des infirmières de la Croix-Rouge d’ailleurs au pays. Même s'il ne s'agit que de 10 ou 15 %, cela pourrait avoir de graves conséquences, dit-il.

Inquiétude du côté de l’éducation

Ted Hupé, le président de l'Association des enseignants du Yukon, affirme que les questions qu'il a posées aux gouvernements sont restées sans réponses. Nous n’avons aucune idée des écoles qui seront touchées, ni dans l'ensemble, du nombre d’employés de l'éducation qui ne répondront pas aux exigences de vaccination.

Ted Hupé regrette aussi le fait qu’il n’a pas la moindre information concernant ce qui va se passer après le 30 novembre. On ne sait rien de ce que compte faire le gouvernement et le ministère de l’Éducation en ce qui concerne le manque d'effectifs qui va découler de cette mesure.

Selon lui, cette situation équivaut à un bras de fer, chacun des deux camps attend que l’autre abandonne.

« Les gens qui ne veulent pas être vaccinés s’attendent à ce que le gouvernement fasse machine arrière, et le gouvernement espère qu’à l’approche de la date butoir les gens se feront vacciner. »

— Une citation de  Ted Hupé, président de l'Association des enseignants du Yukon

Steve Geick estime que la situation s’explique par la façon de faire du gouvernement : Il amis cela en place de façon arbitraire et, maintenant, il cherche à voir comment s’en sortir. C’est typique de ce gouvernement.

Le gouvernement a déclaré que John Streicker, le ministre responsable de la Commission de la fonction publique, prendra la parole demain à l'Assemblée législative et donnera plus d'information à ce sujet.

De son côté, la Ville de Whitehorse a annoncé qu'elle exigerait que ses employés soient pleinement vaccinés d'ici le 20 février 2022.

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