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De futures éducatrices autochtones commencent une formation à Saguenay

Des jeunes femmes sont assises derrière un pupitre et écoutent une enseignante.

Les étudiantes devraient compléter leur formation en mars 2023.

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Radio-Canada

Douze étudiantes originaires de Mashteuiatsh, Pessamit et Opitciwan ont commencé lundi une attestation d'études collégiales en Éducation en services à l'enfance au Centre d'amitié autochtone de Saguenay (CAAS).

La formation a été conçue par le Cégep de Saint-Félicien pour répondre à la fois aux besoins des étudiantes et à ceux des communautés.

On a une démographie très jeune au sein de la population autochtone et très croissante. Les besoins sont là, ils sont très présents et on doit y répondre, précise la directrice par intérim du Centre d’amitié autochtone de Saguenay, Mélanie Boivin.

Transmettre la culture

Certaines des jeunes femmes souhaitent retourner travailler dans leur milieu d'origine pour contribuer à maintenir la culture autochtone vivante auprès des tout-petits.

Je me suis dit que je devrais venir, parce que ma mère est enseignante à Opitciwan depuis neuf ans. Je suis venue ici pour ma persévérance, confie Rose-Judith Awashish, qui vient tout juste d'emménager à Saguenay pour suivre cette formation.

Lori-Ann Paige possède aussi ce désir de transmission. Des fois, dans les communautés, il y a des non-Autochtones qui travaillent dans les Centre de la petite enfance. Eux autres, ils ne peuvent pas transmettre la culture, ils ne peuvent pas transmettre la langue, et c'est très très important.

Selon Aisha Awashish, les enfants autochtones qu'elle a côtoyés par le passé ont apprécié le fait qu’elle parle atikamekw. J'ai déjà travaillé avec les enfants au Centre d'amitié à la garderie, je voyais qu'ils étaient tout le temps près et ça les rassurait.

Accompagnement personnalisé

L’intervenante du Centre d’amitié autochtone de Saguenay a accompagné personnellement les 12 étudiantes afin de maximiser leur réussite scolaire.

On a travaillé à louer des appartements pour bien accueillir ces jeunes femmes-là. Ève a collaboré avec chacune d'entre elles pour s'assurer de connaître les besoins et de travailler avec elles que ce soit pour la recherche de financement, que ce soit du logement, des places en garderie, parce que certaines d'entre elles arrivent avec des enfants, explique Mélanie Boivin.

Des jeunes femmes sont assises derrière une table et prennent des notes.

Certaines des jeunes femmes souhaitent retourner travailler dans leur milieu d'origine.

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Formation

Les étudiantes suivront plus de 1330 heures de formation au cours des prochains mois. Pendant leur formation, elles pourront acquérir de l'expérience au Centre de la petite enfance Mikuennis, situé à l’intérieur du Centre d'amitié autochtone de Saguenay. Elles devraient avoir terminé leur formation en mars 2023.

Actuellement, ce ne sont pas toutes les éducatrices dans les Centre de la petite enfance des Premières Nations au Québec dans et hors communauté qui sont formées. Une éducatrice sur trois est formée.

Avec l’attestation d'études collégiales Éducation en services à l’enfance pour Autochtones, l’objectif est que deux éducatrices sur trois puissent être formées, soutient par voie de courriel, la conseillère en communications de la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador, Waseskon Awashish.

Pour être reconnues comme étant qualifiées et recevoir le même salaire que les éducatrices du réseau québécois, les éducatrices doivent cumuler trois ans d’expérience, après avoir suivi leur attestation d'études collégiales.

Selon un reportage de Claude Bouchard.

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