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Le Yukon connaît le pire taux de décès par opioïdes au Canada

Heather Jones en conférence de presse.

La coroner en chef du Yukon, Heather Jones, annonce 21 décès dus aux opioïdes en 2021, tout en précisant que d'autres font encore l'objet d'une enquête.

Photo : Philippe Morin / CBC

Radio-Canada

Avec 21 décès depuis le 1er janvier 2021, le Yukon compte plus de morts pour 100 000 habitants à cause des surdoses d'opioïdes que les autres provinces ou territoires du Canada.

Déchirant et stupéfiant. C’est par ces mots que, dans un communiqué, la coroner en chef du Yukon, Heather Jones, qualifie les 21 décès dus aux surdoses d'opioïdes au cours des 11 derniers mois.

Le fentanyl, la cocaïne, mais aussi l’alcool ou les benzodiazépines ont un lien avec ces décès.

Actuellement, le Yukon compte 48,4 morts par opioïdes pour 100 000 habitants, soit un taux supérieur à celui de la Colombie-Britannique, la province qui était jusqu’à présent la plus touchée par la crise (40,4 décès pour 100 000 habitants).

Au Canada, la moyenne se situe à 19,4 décès pour 100 000 habitants.

Les décès par opioïdes représentent maintenant 20 % de tous les décès sur lesquels enquête le service du coroner du Yukon du 1 er janvier au 26 novembre 2021, affirme un communiqué.

Depuis que les opioïdes se sont frayé un chemin au Yukon, au printemps 2016, 54 personnes en sont mortes. Le fentanyl est présent dans 85 % de ces décès.

Une crise médicale

La situation semble avoir empiré depuis le début de la pandémie. Depuis mars 2020, il y a eu 32 décès dus à des surdoses, dont 29 en lien avec les opioïdes.

Depuis cette période, l’approvisionnement en drogues devenu de plus en plus toxique et instable, dit Heather Jones.

Elle croit que la situation doit être considérée comme une crise médicale. De plus, la naloxone, qui a pour objet de contrer temporairement les effets d’une surdose d'opioïdes, semble être de moins en moins efficace face à la toxicité accrue des drogues.

Dans ce combat, la coroner en chef du Yukon rappelle qu’il ne faut pas continuer à stigmatiser les personnes qui souffrent de dépendance et qui ont recours à des drogues.

« Ceux qui sont touchés sont des amis, des collègues, des voisins. Tous sont des êtres aimés qui contribuent à toutes les communautés yukonnaises. »

— Une citation de  Heather Jones, coroner en chef du Yukon

Elle rappelle aussi que son service se fait la voix des morts et elle espère que chacun prendra le temps d’écouter ce que ces derniers ont à dire.

J'ai la conviction et l'espoir que, en travaillant ensemble, nous pouvons beaucoup mieux rendre hommage aux voix entendues des personnes décédées et travailler avec plus de force pour changer les choses.

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