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Toujours pas de système pour signaler les incidents violents à l’école au Nunavut

Édifice du haut des airs avec des enfants dans la cour qui jouent.

Plus de 1000 incidents violents ont été signalés dans les écoles du territoire pendant l’année scolaire 2019-2020.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Radio-Canada

Le ministère de l’Éducation du Nunavut avait promis de mettre en place, dès cet automne, un système pour répertorier les incidents violents dans les écoles, mais il n’est pas parvenu à atteindre son objectif.

Une formation devait initialement être offerte à des employés des trois régions du territoire d’ici la fin du mois d’octobre, avant qu’un plan global ne soit déployé, avait indiqué, au mois de septembre, un porte-parole du ministère de l’Éducation au réseau anglais de Radio-Canada.

Or, la mise en place d’un tel système n’a toujours pas débuté.

Ce nouveau mécanisme de signalement devait être lancé cet automne et nous n’avons pas réussi à atteindre cet objectif, admet le Ministère dans un échange de courriels.

Le ministère de l’Éducation mène actuellement une évaluation de l’impact sur la vie privée, ce qu’il qualifie de pratique courante avant de collecter des informations privées.

Une fois que le nouveau mécanisme de signalement d’incidents sera lancé, le Ministère s'attend à ce que [...] nous soyons en mesure de mieux allouer les ressources nécessaires pour soutenir nos élèves et notre personnel dans la réduction des incidents [violents] dans nos écoles , affirme le Ministère.

Manque de documentation

Plus de 1000 incidents violents ont été signalés dans les écoles du Nunavut pendant l’année scolaire 2019-2020, selon une enquête de Canadian Broadcasting Corporation.

Le ministère de l’Éducation répertorie actuellement ce type d’incidents sur papier. Dans son dernier rapport, paru le 23 novembre, la représentante du territoire pour l’enfance et la jeunesse, Jane Bates, dénonce toutefois la manière dont ces incidents sont comptabilisés.

Un portrait de Jane Bates.

Jane Bates, la représentante de l’enfance et de la jeunesse au Nunavut trouve inquiétant le manque de données de plusieurs ministères sur la jeunesse.

Photo : Jackie McKay / CBC

Dans son rapport, Jane Bates dit être profondément préoccupée à la fois par le manque de documentation décrivant des incidents importants et des décisions concernant la vie des jeunes et par la difficulté à y accéder.

Selon elle, certains ministères ont pris certaines mesures, comme celui de la Santé, mais d’autres n’ont pas fait de changements significatifs.

Elle donne l’exemple du ministère des Services à la famille qui, dit-elle, n’a pas été en mesure de lui préciser les raisons pour lesquelles des enfants doivent recourir à ses services.

Si on ne documente pas ces événements importants dans la vie d’un enfant, comment va-t-on déterminer les services adéquats, s’interroge-t-elle.

On doit reconnaître qu'il y a un problème, on doit comprendre la portée et l'ampleur de ce problème, soutient-elle. Et la seule façon d’y parvenir est de collecter des données et de connaître l'ampleur de ce problème.

Avec les informations de Nick Murray

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