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7e semaine de grève au CPE de Port-Cartier : la demande explose à la Maison de la Famille

L'extérieur du CPE avec un espace jeu et un espace jardinage.

Le CPE Touchatouille à Port-Cartier

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Radio-Canada

Le téléphone de la Maison de la Famille de Port-Cartier ne dérougit pas depuis sept semaines, soit depuis le déclenchement de la grève illimitée du CPE Touchatouille.

Depuis 10 ans, la Maison de la Famille offre un service de halte-garderie aux familles pour des besoins occasionnels, mais depuis quelques semaines, la demande explose.

[Les mamans] nous appellent, et veulent juste une place, peu importe quand, une annulation juste pour souffler, explique Lincy Vibert, la directrice générale à la Maison de la Famille de Port-Cartier. La semaine dernière, une maman qui ne travaillait pas cette journée-là nous a remis sa fille parce qu'elle avait besoin de temps pour [elle] et sa fille avait besoin de socialiser, raconte la directrice générale.

« Ça a été le premier arrivé, le premier servi. »

— Une citation de  Lincy Vibert, directrice générale à la Maison de la Famille de Port-Cartier
Lincy Vibert explique que la Maison de la Famille ne peut pas acceuillir tous les enfants sans CPE en raison de la grève.

Lincy Vibert est directrice générale de la Maison de la Famille de Port-Cartier.

Photo : Radio-Canada

Toutes les places du service de garde ont été comblées dans les minutes suivant le décret d’une grève illimitée au Centre de la petite enfance, expose Lincy Vibert.

Elle dit comprendre que ce sont des circonstances exceptionnelles, mais que son équipe et elle ne sont pas capables d'en faire plus.

La Maison de la Famille ne peut accueillir qu’un maximum de sept enfants à la fois dans des locaux que les parents des enfants inscrits au Centre de la petite enfance connaissent bien, puisque le Centre de la petite enfance Touchatouille et la Maison de la Famille sont voisins et partagent le même toit.

L'étau financier se resserre pour les éducatrices

De la cour arrière de la Maison de la Famille, on pouvait entendre lundi les klaxons et les cris en solidarité avec les travailleuses du Centre de la petite enfance, qui tiennent une ligne de piquetage, pour une septième semaine d'affilée.

C’est aussi une septième semaine à demi-salaire qui commence pour une majorité des travailleuses du Centre de la petite enfance. Malgré leur ténacité, plusieurs admettent que l’étau financier se resserre.

Véronique Métivier dans une manifestation. Elle sourit à la caméra.

Véronique Métivier, éducatrice au CPE Touchatouille

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

On est des humaines avant tout. On est parfois découragées, mais il y en a toujours une qui nous fait rire et nous fait changer les idées, met de l'avant Véronique Métivier, éducatrice au Centre de la petite enfance Touchatouille.

« Une chance qu’on a une belle gang parce qu'on s’encourage. On a moins de revenus, mais on avance, on avance et on ne recule pas! »

— Une citation de  Véronique Métivier, éducatrice au CPE Touchatouille à Port-Cartier

Selon la Maison de la Famille, il y a un autre défi financier qui découle de cette grève, car plusieurs parents sont contraints de prendre des congés sans solde depuis quelques semaines pour s'occuper de leurs enfants.

Avec les informations de Lambert Gagné-Coulombe

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