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Agression sexuelle : un recours collectif contre le Conseil scolaire public de Calgary

Photo d'un homme en noir et blanc. Il a une barbe et des cheveux. Il a des sourcils épais.

Selon les avocats dans la poursuite, Michael Gregory aurait fait 200 victimes âgées de 14 à 16 ans.

Photo : Radio-Canada / Annuaire de l'école John Ware

Radio-Canada

Des employés d’une école secondaire de Calgary étaient au courant qu’un enseignant agressait sexuellement des élèves et n’ont rien fait, tentent de faire valoir des victimes dans une poursuite de 40 millions de dollars.

Depuis février dernier, Michael Gregory fait face à 17 chefs d’accusation pour comportements sexuels inappropriés et exploitation sexuelle concernant six élèves de l’école secondaire John Ware, à Calgary. L’accusé a travaillé dans l’établissement de 1986 à 2006 comme professeur de mathématiques, de science et d’éducation physique.

Il s’est suicidé cinq jours après le dépôt de ces accusations.

Le recours collectif déposé au palais de justice de Calgary mercredi dernier demande au Conseil scolaire public de Calgary et à la succession de Michael Gregory des dommages et intérêts pour les violences sexuelles et émotionnelles subies par les victimes.

La déclaration de la défense n’a pas été déposée, et aucune de ces allégations n’a été prouvée en cour.

L'enquête se poursuit

Malgré la mort de l’ancien enseignant, l'enquête de la police de Calgary se poursuit toujours. Dix nouvelles victimes ainsi que 35 nouveaux témoins se sont manifestés depuis février.

Ces victimes ont contacté la police de Calgary d’un bout à l’autre du pays et des États-Unis après avoir eu vent des accusations contre [Michael] Gregory, a expliqué un porte-parole de la police, confirmant que l’enquête demeurait ouverte.

Selon la déclaration des trois plaignants, tous d'anciens élèves de l'école, plusieurs membres du personnel, dont un directeur adjoint, savaient que Michael Gregory avait des comportements inappropriés envers des élèves, mais n’ont jamais enquêté sur les plaintes ou sanctionné l’accusé.

Deux des plaignantes allèguent qu’elles étaient en 7e et 9e année lorsqu’elles auraient été agressées. Selon leur déclaration, Michael Gregory les a manipulées pour les pousser à avoir des relations sexuelles avec lui. Les parents d’une victime sont allés interroger le directeur adjoint de l’école à ce propos, selon la plainte. Ce dernier aurait répondu que l’adolescente avait beaucoup d’imagination.

L’enseignant aurait aussi amené des élèves à son domicile, leur aurait donné de l’argent, des billets de concert, des bijoux, des cassettes, de l’alcool et de la drogue.

Le troisième plaignant est un homme qui dit avoir été témoin, adolescent, des comportements inappropriés de l’enseignant. Selon lui, ses plaintes sont restées sans suite après qu'il en eut fait part à deux reprises à un conseiller d'orientation.

À cause de cette enquête, Michael Gregory a cessé d’enseigner en 2006. Les avocats dans la poursuite avancent qu’il aurait fait, en tout, 200 victimes âgées de 14 à 16 ans.

Avec des informations de Meghan Grant

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