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Des parents en colère que leur enfant atteint d’autisme ait été « abandonné »

Un jeune enfant pose avec sa mère, dont le menton se colle sur la claviule de son fils, le regard attendri

Britanny et son mari, Andriano De Sa, le beau-père de Hunter, ont dit qu’il s’agit de la seconde année que le chauffeur d'autobus transporte Hunter et qu'il est avisé qu'il est autiste.

Photo : Gracieuseté de / Brittany De Sa

Radio-Canada

Des parents de Saskatoon sont en colère. Vendredi dernier, leur enfant de 9 ans atteint d'autisme a été porté disparu après que le chauffeur de l'autobus scolaire l'eut « abandonné », disent-ils.

Hunter passait une « mauvaise journée », mercredi dernier, raconte sa mère. Il n'a pas voulu monter à bord de l'autobus après l'école. Les efforts de son frère de 7 ans, Damien, ne sont pas parvenus à le faire monter non plus. Ce dernier en a avisé le chauffeur, qui est parti malgré tout, raconte la mère des enfants, Britanny De Sa.

Le jeune Hunter est parti à pied. Le bus est [ensuite] passé à côté de mon fils et il agitait pourtant la main pour qu'on le laisse monter, explique-t-elle.

Le jeune Hunter a marché seul durant une heure, parcourant près de 2 kilomètres et demi à partir de l'école par une température de -21 °C avec le facteur éolien.

Brittany et Andriano De Sa ont imaginé le pire, durant l'heure où il avait disparu.

Andriano De Sa a finalement appelé la police et fait un signalement de disparition de personne. Il a parcouru le périmètre de l'école avec les enseignants de Hunter et de Damien, avant que le jeune garçon ne soit finalement retrouvé.

Les parents se demandent comment il se fait que le conducteur de l'autobus soit parti sans leur fils, alors que Hunter prend cet autobus depuis deux ans, avec le même chauffeur qui, disent-ils, connaît son état.

Britanny et Andriano De Sa auraient espéré que le chauffeur fasse un effort pour que Hunter monte à bord ou pour aviser les parents. Qu’il n’y ait pas pensé une seconde, c’est atterrant, dit Andriano De Sa.

La compagnie pas au courant

La compagnie Hertz Northern Bus Lines affirme que le chauffeur n’est pas à blâmer, que la compagnie n'était pas au courant de la situation de Hunter auparavant et qu'aucun protocole n’était en place pour le jeune garçon.

Depuis les événements, un plan formel a été établi, selon la compagnie.

À moins qu'il n'y ait un plan en partenariat avec les parents et l'école, et qui donne des instructions spécifiques pour les élèves qui ont besoin de plus de supervision, nous ne faisons pas de contrôle des enfants et nous ne surveillons pas s’ils montent dans l’autobus ou pas, a indiqué le directeur de succursale de la compagnie, Jeff Haines.

Nous avons maintenant tracé un plan pour cet autobus afin d’éviter que ce genre de situation ne se reproduise.

Il n’est pas envisageable qu’un chauffeur suive la trace des élèves qui montent à bord des autobus , a écrit la Division scolaire catholique des écoles du Grand Saskatoon, qui gère l'école fréquentée par Hunter, à CBC.

Andriano et Brittany De Sa disent que, malgré l’absence de plan, ils avaient placé leur confiance dans l’école et croyaient que le chauffeur aurait pris une meilleure décision.

Adriano De Sa espère que le chauffeur comprend qu’il a fait un mauvais choix.

Selon le plan d'intervention, si Hunter refuse de monter à bord, le chauffeur fera désormais appel à l’école, qui dépêchera un enseignant pour demeurer à ses côtés jusqu'au retour de ses parents.

Avec les informations de Yasmine Ghania

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