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Maxime Gobeil blanchi par le Comité de déontologie policière

Maxime Gobeil sortant de la salle d'audience.

Maxime Gobeil au palais de justice de Roberval

Photo : Radio-Canada

L’agent Maxime Gobeil, de la Sûreté du Québec, a été blanchi par le Comité de déontologie policière dans la foulée d’une collision mortelle survenue à Dolbeau-Mistassini le 18 juillet 2015.

Lors de cette journée fatidique, il avait été appelé à mener une intervention relative à un cas de violence domestique.

Un rappel des faits

L'agent avait été dépêché à Sainte-Jeanne-d'Arc pour y secourir une femme en détresse qui s’était enfermée dans une chambre avec un bébé de deux mois pour se mettre à l’abri d’un conjoint agressif.

En raison de l’urgence de la situation, il avait roulé bien au-delà de la limite de vitesse permise, atteignant parfois la barre des 140 kilomètres à l’heure.

Maxime Gobeil était ainsi venu percuter un autre véhicule de plein fouet et les trois occupants de la voiture avaient péri.

Les suites de l'accident

Après le drame, le policier avait été traduit en justice, mais il avait été acquitté des accusations criminelles pesant contre lui en 2018.

Un homme se trouve au palais de justice de Roberval en compagnie d'une avocate.

Maxime Gobeil au palais de justice de Roberval

Photo : Radio-Canada / Rémi Tremblay

L’agent n’était pas au bout de ses peines pour autant puisque son dossier s’est retrouvé devant le Comité de déontologie policière l’année suivante.

L’organisation devait évaluer s’il s’était comporté de manière à ébranler la confiance du public en conduisant son véhicule à une vitesse nettement supérieure à la limite permise et s’il avait ainsi commis une faute professionnelle.

Les conclusions de l'analyse

Au bout du compte, le Comité de déontologie policière a décidé de ne pas blâmer Maxime Gobeil sous prétexte qu’il a clairement été établi que l’agent conduisait à haute vitesse pour intervenir dans une situation urgente.

L’organisation a aussi fait valoir que le policier a adopté les comportements adéquats pour que son véhicule soit bien visible en actionnant rapidement ses gyrophares et en utilisant sa sirène.

Par ailleurs, dans sa décision, le Comité de déontologie policière a indiqué que l’agent a analysé son environnement avant de prendre de la vitesse notamment la densité de la circulation et l’état de la chaussée.

En tenant compte de ces différents facteurs, l’organisation a déterminé que Maxime Gobeil n'a pas pris la décision d’accélérer à la légère.

Elle estime donc que l’agent n’a pas commis de faute déontologique.

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