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Les locations à court terme divisent une petite communauté manitobaine

Une cuisine moderne.

Un aperçu de l'intérieur du logement Airbnb Bears Den de Tyler Plante.

Photo : Capture d'écran/Airbnb/Bears Den

Radio-Canada

Le débat autour des locations à court terme de type Airbnb divise la municipalité de Harrison Park, situé en bordure du parc national du Mont-Riding, au Manitoba. Alors que certains habitants croient que ces établissements sont bons pour le tourisme, d’autres souhaitent qu’ils soient carrément interdits.

Jason Potter, le maire de la municipalité, qui comprend les communautés d'Onanole, de Newdale et de Sandy Lake, dit qu’il est en faveur du développement économique de la région, mais qu’il faut des règles claires pour les propriétaires de logements de location à court terme et leurs visiteurs.

Jason Potter estime qu’il existe environ 90 logements de location à court terme dans la municipalité.

[Dans le] village d’Onanole, toute notre économie dépend du tourisme. Je crois que beaucoup de personnes ont de fortes opinions là-dessus parce que […] le tourisme est la force directrice majeure de notre économie, indique-t-il.

Je soutiens les petites entreprises et les entrepreneurs, et je pense que nous devons élaborer une ébauche de règlement avec des règles et des restrictions concernant les locations à court terme, mais pour ce qui est d'une interdiction complète, je suis contre, poursuit Jason Potter.

Le mois prochain, ce débat fera irruption dans le conseil municipal. Le conseiller Craig Atkinson déposera une proposition pour interdire les locations à court terme dans la municipalité lors de la dernière réunion du conseil de 2021.

Je ne crois pas que des gens qui habitent une maison s’attendent à ce que des hôtels soient à côté d’eux dans des secteurs résidentiels, et je crois que […] cela devient plus difficile de trouver une maison pour les familles, fait valoir M. Atkinson.

Propriétaire d’une maison à Onanole, Ralph Clark souhaite que les locations à court terme soient limitées, estimant qu'il s’agit d’entreprises qui sont ouvertes 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Il a acheté sa propriété en 2005 et y habite à temps plein depuis plus de trois ans. Ces trois dernières années, la propriété qui se trouve en face de la sienne est devenue un Airbnb.

Cette année, il a vécu un été qu’il ne souhaiterait pas à [son] pire ennemi, au point où il se demande s’il veut rester dans le village.

Une carte avec une variété de prix de location différents.

Une capture d'écran montrant les logements Airbnb à louer autour du parc national du Mont-Riding.

Photo : Capture d'écran/Airbnb

Au cours de l’été dernier, pendant une période de 11 semaines, nous avons dû contacter nos voisins sept fois. Nous avons appelé la Gendarmerie royale du Canada deux fois, et il y a eu deux ou trois fois où nous avons essayé de gérer la situation par nous-mêmes, raconte-t-il.

Il s’agissait de plaintes liées au bruit ou d’intrusions dans sa propriété.

Pour sa part, Tyler Plante est en faveur des locations à court terme. Il est le propriétaire d’un Airbnb, appelé Bears Den, à Onanole.

M. Plante reconnaît pourtant que cela peut être triste pour les résidents qui jouissent d’un petit coin de paradis depuis des années et qui subissent maintenant ces changements. C’est décourageant, mais cela fait partie de la vie, lance-t-il.

Pour que les communautés continuent de grandir, il faut de la croissance économique et elle vient du tourisme dans ce secteur. Plus il y a de touristes […] meilleur c’est pour les commerces, affirme-t-il.

M. Plante, qui est agent immobilier, croit que la Municipalité devrait créer un impôt pour les logements locatifs à court terme et créer des règles pour s’assurer que ce ne soit pas le Far West des Airbnb.

Il faut avoir du respect pour les voisins et s'assurer que tout le monde cohabite de façon appropriée parce que, sinon, cela transformera juste un bel endroit en dégât, ce que personne ne veut, ajoute Tyler Plante.

Nous devons trouver un terrain commun, et c’est là que nous devons placer notre confiance dans le conseil municipal, poursuit-il.

Avec les informations de Rachel Bergen et Erin Brohman

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