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L’Ontario enquête sur 4 autres cas possibles du variant Omicron

Le Québec a aussi confirmé un cas du nouveau variant.

Un avion dans le ciel.

Les deux premiers cas canadiens du variant Omicron avaient séjourné au Nigeria.

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Radio-Canada

Après deux cas confirmés du variant Omicron chez des voyageurs d'Ottawa, la santé publique en Ontario examine quatre cas potentiels de plus.

Les deux voyageurs d'Ottawa, qui revenaient d'un voyage au Nigeria en Afrique de l'Ouest, sont les premiers cas canadiens du nouveau variant, qui sème l'inquiétude un peu partout dans le monde parce qu'il serait plus facilement transmissible.

Les deux résidents en question avaient transité par Montréal, a précisé le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, le Dr Kieran Moore, en point de presse lundi matin.

Ces derniers sont en isolement et Santé publique Ottawa procède au traçage de leurs contacts, a ajouté le Dr Moore.

« Les deux cas sont arrivés à Montréal. Le test initial a été fait à Montréal. On a reçu les résultats par le biais d'un partenariat avec la province de Québec, le Laboratoire national de microbiologie et l'Agence de la santé publique du Canada. »

— Une citation de  Le Dr Kieran Moore, médecin hygiéniste en chef de l'Ontario

Le Dr Moore a précisé que l'Ontario enquêtait sur quatre autres cas possibles d'Omicron, soit deux à Ottawa et deux dans la région de Hamilton.

Je ne serais pas surpris de voir d'autres cas, parce que nous avons un système de surveillance très robuste, dit-il, notant que la province effectue le séquençage génomique de 100 % des échantillons admissibles positifs.

Le Québec a aussi confirmé un premier cas d'Omicron lundi, un voyageur revenant d'Afrique australe.

Le Dr Kieran Moore en point de presse.

Le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, le Dr Kieran Moore, n'annonce pas de nouvelle mesure pour l'instant contre le variant Omicron.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Le variant Omicron a été identifié initialement en Afrique du Sud, mais des cas ont été recensés depuis un peu partout dans le monde.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ce variant présente un risque très élevé à l'échelle mondiale.

À ce jour, aucun décès associé au variant Omicron n'a été rapporté, a souligné l'Organisation mondiale de la santé lundi. Mais étant donné les mutations qui pourraient conférer un potentiel d'échappement à la réponse immunitaire tout comme possiblement donner un avantage en termes de transmissibilité, la probabilité qu'Omicron se répande au niveau mondial est élevée.

Vendredi dernier, le fédéral a annoncé la fermeture des frontières à tous les voyageurs en provenance de sept pays d'Afrique australe (Afrique du Sud, Mozambique, Botswana, Zimbabwe, Lesotho, Eswatini et Namibie).

Le Dr Moore indique que la santé publique est en train de contacter les 375 voyageurs ontariens revenus de ces pays au cours des deux dernières semaines pour les inciter à subir un test de dépistage du coronavirus.

De nouvelles mesures?

Le chef de la santé publique ontarienne n'a annoncé aucune mesure sanitaire supplémentaire lors de son point de presse lundi, car il attend d'en connaître davantage sur le nouveau variant, a-t-il expliqué.

Si nous voyons qu'Omicron est très répandu en Ontario, nous allons évaluer la possibilité d'autres mesures sanitaires, a dit le Dr Moore.

Il a ajouté que personne ne savait pour l'instant si ce variant est particulièrement virulent et s'il rend les patients très malades et mène à des hospitalisations. Les autorités sud-africaines signalent plutôt des symptômes modérés jusqu'à maintenant.

Néanmoins, face à la menace du nouveau variant et compte tenu de la résurgence des cas de COVID-19 en Ontario ce mois-ci, il a évoqué la possibilité d'accélérer l'administration d'une troisième dose de vaccin, promettant plus de détails au cours des prochains jours.

Pour sa part, le chef du Parti vert, Mike Schreiner, presse la province de faire passer immédiatement l'âge d'admissibilité à la troisième dose de 70 à 40 ans. Doug Ford doit prendre toutes les mesures de santé publique nécessaires pour protéger les Ontariens, dit-il.

Inquiétude chez des experts

Le Dr Peter Jüni, directeur scientifique du Groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19, qui a conseillé la province tout au long de la pandémie, a affirmé lundi matin en entrevue avec CBC News que son niveau d'inquiétude au sujet du nouveau variant était de 10 sur une échelle de 1 à 10.

Ce qu'on voit en ce moment en Afrique du Sud, dit-il, c'est que ça a pris trois semaines pour passer de 5 % à 95 % d'Omicron. Ce qui démontre qu'on a un problème et qu'on doit le prendre au sérieux.

« [Ce variant] va devenir dominant dans le monde relativement bientôt, mais rien n'indique pour le moment que les vaccins agiront différemment [contre Omicron] pour ce qui est de prévenir les cas graves. Ça, c'est la bonne nouvelle. Le message : faites-vous vacciner. »

— Une citation de  Le Dr Peter Jüni, directeur scientifique du Groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19

Selon lui, les autorités doivent agir rapidement après avoir tardé à prendre au sérieux la menace posée par le variant Delta, dit-il. Il recommande d'abaisser l'âge d'admissibilité à la troisième dose et de garder les mesures de santé publique en place, comme le port du masque.

Le virologue Hugues Loemba, chercheur clinicien à l'Hôpital Montfort, à Ottawa, pense lui aussi que ce n'est pas le moment de relâcher les mesures sanitaires à l'approche des Fêtes, puisque l'Omicron a un potentiel dangereux, a-t-il dit.

« Est-ce qu'il va mener à une maladie beaucoup plus grave? Jusqu'à quel point est-ce que l'efficacité des vaccins va descendre à un point tel que ça va être nécessaire d'avoir une troisième dose adaptée à ce nouveau variant? Il y a encore pas mal de choses inconnues. »

— Une citation de  Hugues Loemba, virologue

Dépistage pour tous les voyageurs?

L'Ontario demande au fédéral d'aller plus loin et de rendre le dépistage obligatoire à l'arrivée pour tous les voyageurs, quelle que soit leur provenance, et note que le Nigeria ne fait pas partie de la liste des pays ciblés par Ottawa.

Nous avons véritablement besoin d'un dépistage renforcé des voyageurs qui rentrent au pays, affirme le Dr Moore, qui a aussi évoqué la possibilité de restreindre les arrivées de vols internationaux à un ou deux aéroports en Ontario.

Le gouvernement Trudeau dit être en train d'évaluer la requête du dépistage pour tous les voyageurs ainsi que l'idée d'accroître le nombre de pays ciblés par son interdiction.

L'Ontario se dit prêt à faire face au nouveau variant. Nos capacités hospitalières et de soins intensifs restent stables et la province continue de signaler l'un des taux les plus bas de cas actifs au pays, ont déclaré la ministre de la Santé, Christine Elliott, et le Dr Moore dans un communiqué dimanche.

De son côté, le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, a affirmé dimanche que l'identification rapide des deux cas ontariens démontrait l'efficacité du système de surveillance du pays.

M. Duclos a voulu rassurer la population en déclarant que la vaccination, de concert avec les mesures de santé publique et de protection personnelle, est efficace pour réduire la transmission de la COVID-19 et de ses variants dans les collectivités. Il a toutefois prévenu qu'il fallait s'attendre à la découverte d'autres cas du variant Omicron au Canada.

Avec les informations de La Presse canadienne

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