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L’enquête publique sur les CHSLD se transporte à Shawinigan

La coroner sans masque, dans une salle du palais de justice de Shawinigan.

La partie régionale de l’enquête a été effectuée en avril dernier. Les audiences de cette semaine doivent conclure le volet national.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

Radio-Canada

La quatrième et ultime semaine d'audience de l’enquête publique sur la gestion des CHSLD durant la première vague de la pandémie s’amorce lundi à Shawinigan.

Le CHSLD Laflèche, situé dans le secteur de Grand-Mère, est l'un des établissements visés par l’enquête. Dans les premiers mois de la crise, 80 % des résidents avaient été infectés à la COVID-19, et 44 en sont décédés.

La partie régionale de l’enquête a été effectuée en avril dernier. Les audiences de cette semaine doivent conclure le volet national.

Le président-directeur général (PDG) du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ), Carol Fillion, a été invité à témoigner au nom de tous les président-directeur général des Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux concernés par l’enquête.

En tout, six témoins seront entendus lundi et mardi.

La semaine dernière, l’ancienne ministre de la Santé Danielle McCann a blâmé d’ailleurs les président-directeur général lors de son passage devant la coroner Géhane Kamel.

Des gestionnaires qui sont sur le terrain, eux vont témoigner de l’information, mais ils vont appuyer leur équipe et vont voir à ce que ça fonctionne bien, a-t-elle indiqué.

La version des familles

Robert Bourassa a perdu sa mère dans l’hécatombe qui a frappé le CHSLD Laflèche. Il espère que l’enquête publique débouchera sur de réels changements.

Qu’ils améliorent les choses, explique-t-il. Ne pas juste faire semblant d’en parler et, par en arrière, ne rien faire. Au moins, faire ce qui a du bon sens. On est des êtres humains, on n’est pas n’importe quoi.

L’avocat de la famille, Patrick Martin-Ménard, compte pour sa part demander s’il est vrai que Danielle McCann, alors ministre de la Santé, avait transmis des directives claires aux Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux dès janvier pour se préparer à la pandémie.

L’ancienne ministre a rejeté sur le dos des PDG l’essentiel de la faute. C’est assez particulier comme stratégie de défense de dire que finalement on a fait tout ce qu’on pouvait faire au niveau du ministère de la Santé et que ce sont les PDG qui n’ont pas bien appliqué les consignes qu’on leur a données, précise-t-il.

Les représentations des avocats des parties intéressées auront lieu en janvier à la demande de la coroner, qui désire prendre davantage de temps pour analyser la documentation déposée par des témoins au cours des dernières semaines.

Avec les informations de Julie Grenon

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