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Abbotsford espère que ses digues résistent à la nouvelle rivière atmosphérique

Des bulldozers qui oeuvrent à réparer la digue Sumas, à Abbotsford, après des inondations.

Des équipes effectuent des réparations à la digue Sumas, à Abbotsford, en Colombie-Britannique

Photo : offert par : ville d'Abbotsford

Alors qu’une nouvelle rivière atmosphérique verse d'énormes quantités de pluie sur le sud-ouest de la Colombie-Britannique, le maire d’Abbotsford espère vivement que le fleuve Nooksack dans l'État de Washington ne débordera pas.

De nombreux habitants d'Abbotsford, une ville située à environ 70 km à l’est de Vancouver, ont dû quitter leurs maisons à cause des inondations, et l’Armée canadienne travaille d’arrache-pied pour protéger la municipalité.

Justin Trudeau s'y est rendu vendredi.

Ce que l’on ne sait pas, c’est combien d’eau viendra du sud de la frontière. La pluie, on peut la maîtriser, je suis assez confiant, a dit le maire Henry Braun, en point de presse samedi sous la pluie. Mais on ne peut gérer la situation si le fleuve Nooksack déborde et commence à se déverser à nouveau dans [le secteur de] Sumas Prairie.

En raison d’avertissements de pluies, le gouvernement provincial a fermé temporairement plusieurs routes importantes, coupant à nouveau le Grand Vancouver du reste du pays.

Une vue aérienne du fleuve Nooksack dans l'État de Washington qui a débordé de son lit près d'Abbotsford.

Le fleuve Nooksack dans l'État de Washington a quitté son lit près d'Abbotsford.

Photo : Comté de Whatcom/Twitter

Sur une note plus positive, la situation à Abbotsford est restée stable vendredi et samedi matin. Les infrastructures, dont une digue réparée et renforcée, tiennent, et la station de pompage Barrowtown fonctionne à plein rendement. En 24 heures, les eaux dans le secteur de Sumas Prairie ont baissé d’une vingtaine de centimètres.

Toutefois, la nouvelle rivière atmosphérique doit déverser jusqu’à 120 millimètres sur Abbotsford et d'autres secteurs du sud-ouest de la province, samedi et dimanche, selon Environnement Canada. De plus, une troisième rivière atmosphérique en deux semaines est attendue mardi.

« Nous restons extrêmement inquiets par rapport aux événements météorologiques qui s’en viennent et l’impact qu’ils auront sur l’état des inondations. »

— Une citation de  Henry Braun, maire d'Abbotsford

Par ailleurs, Henry Braun souligne qu'aucun ordre d'évacuation ne serait levé avant le milieu de la semaine prochaine, et que les Forces armées canadiennes devraient rester sur place aussi longtemps que cela est nécessaire. Les militaires ont d’ailleurs terminé d'aligner des sacs de sable autour du village de Huntington, samedi après-midi.

Alors que les réparations d'une digue sont terminées à 95 %, les travaux se poursuivent pour la rehausser de 50 cm sur une étendue de 6 à 7 km près de la station de pompage.

Le maire dit aussi qu’il est primordial que le soutien d'Ottawa et de la province reste constant, car si jamais la station de pompage venait à cesser de fonctionner, plus de 2 m d’eau pourraient recouvrir la Transcanadienne pendant des mois.

Un fermier poussé au bout de ses limites

Ailleurs dans la vallée du Fraser, des fermiers qui ont déjà subi d'énormes pertes protègent à nouveau leurs animaux des pluies. C'est ainsi le cas de Derek Lewis, à Chilliwack, dont la maison a été complètement inondée il y a deux semaines : J’ai perdu ma maison. Tout ce qu'elle contenait est perdu.

L’éleveur de canards et de poulets a réussi à sauver la majorité de ses 7000 volailles, mais il en a perdu des centaines. Les dommages à sa propriété s’élèvent à des centaines de milliers de dollars, dit-il.

« C’est tout ce que je possède. J’ai tout investi dans ma propriété. Je ne peux tout simplement pas partir. »

— Une citation de  Derek Lewis, éleveur de canards et de poulets

Si son épouse et sa fille sont parties à l’hôtel, il restera avec sa volaille à nouveau cette nuit et guettera le niveau des eaux.

Quand on est fermier, on n'a pas l'option de partir, dit-il. Je suis le dernier à rester sur place. Je dois être là pour prendre soin de mes animaux.

Un ami a créé une collecte GoFundMe pour le soutenir.

Derek Lewis a une ferme près de Chilliwack en Colombie-Britannique.

Derek Lewis, un fermier de Chilliwack, a presque tout perdu lors des inondations la semaine dernière, et se prépare à la possibilité d'autres inondations.

Photo : Radio-Canada

Merrit, toujours pas sorti du tunnel

Dans la région de l'intérieur, la rivière qui traverse Merritt, à 200 kilomètres de Vancouver, pourrait à nouveau déborder de son lit.

La majorité des 7000 résidents de cette petite ville ne peuvent toujours pas revenir chez eux, 12 jours après avoir été forcés de partir. Un nouvel avertissement d’inondation a été émis pour Merritt, la basse vallée du Fraser et la côte sud.

Les résidents de Merritt qui ont pu retrouver leur domicile sont toujours touchés par un avis d’ébullition. D'autres, comme Donna Rae, qui ne peuvent pas rentrer, s'impatientent.

« Je croyais pouvoir sauver certaines choses. Mais plus ça dure, moins il y a de chances qu'il me reste quelque chose à sauver. »

— Une citation de  Donna Rae, résidente évacuée de Merritt

Les gouvernements provincial et fédéral ont décidé d’égaliser chaque don à la campagne de collecte de fonds pour les inondations de la Croix-Rouge pendant un mois, ce qui a pour effet de tripler le montant de chaque don recueilli.

Avec les informations de Timothé Matte-Bergeron, Sophie Chevance et Mirna Djukic

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