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Afghanistan : les talibans veulent de « bonnes relations » avec le reste du monde

Kaboul.

Une vue de la ville de Kaboul

Photo : Getty Images / HECTOR RETAMAL

Agence France-Presse

Les talibans afghans veulent de « bonnes relations » avec tous les autres pays et n'interféreront jamais dans leurs affaires, a déclaré samedi soir leur premier ministre dans son premier discours à la nation.

Mohammad Hassan Akhund s'est exprimé dans un message audio de près d’une demi-heure diffusé sur la télévision publique RTA, quelques jours avant la reprise de négociations entre son gouvernement et des représentants américains à Doha, au Qatar.

Le premier ministre taliban n'est toujours pas apparu en public depuis qu'il a été nommé premier ministre le 7 septembre, tout comme le chef suprême du mouvement, le mollah Hibatullah Akhundzada, invisible depuis la reprise du pays par les islamistes à la mi-août.

Je veux assurer tous les pays [étrangers] que nous n'interférerons jamais dans leurs affaires internes et que nous voulons de bonnes relations avec eux, y compris sur le plan économique, a déclaré dans son message le premier ministre Akhund, critiqué ces derniers temps sur les réseaux sociaux locaux pour son silence prolongé alors que le pays se débat avec une grave crise économique.

Les talibans sont revenus au pouvoir à la mi-août à la faveur du retrait militaire des Occidentaux et de l'effondrement du gouvernement afghan soutenu par ces derniers, après 20 ans de guerre sanglante.

Les islamistes fondamentalistes avaient été chassés du pouvoir à la fin de 2001 par une coalition militaire internationale menée par les États-Unis qui les avait punis d'avoir hébergé des leaders d'Al-Qaïda, auteurs des attentats du 11 Septembre quelques mois plus tôt.

Après le retour au pouvoir des talibans en août dernier, Washington a gelé les avoirs de la banque centrale afghane, et la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont suspendu leurs aides à Kaboul.

L'économie afghane, déjà l'une des plus démunies du monde, minée par 40 ans de guerre et par de récentes sécheresses, et jusque-là portée à bout de bras par l'aide internationale, est en chute libre. Le pays est au bord de la catastrophe humanitaire, selon l'Organisation des Nations unies (ONU).

À Doha, les talibans devraient de nouveau réclamer la levée de ces sanctions et la reprise de l'aide internationale pour éviter une flambée de misère et de famine cet hiver parmi les quelque 40 millions d'Afghans.

Washington réclame de son côté aux islamistes afghans de lutter fermement contre le terrorisme, et donc de ne plus héberger de groupes susceptibles d'attaquer l'Amérique comme en 2001.

Les Américains veulent également que les talibans diversifient leur gouvernement et respectent mieux les droits des minorités et ceux des femmes et des filles, en partie privées d'éducation et d'emploi depuis leur retour au pouvoir.

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