•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Israël va fermer ses frontières en réponse au variant Omicron

Silhouette d'un homme sur qui on prélève un échantillon de sécrétions nasales.

Parallèlement à la situation en Israël, des États comme l'Allemagne et la République tchèque surveillent de près des cas potentiels chez des voyageurs qui ont pris des vols depuis l'Afrique du Sud (archives).

Photo : Reuters / Eric Gaillard

Radio-Canada

Israël a annoncé samedi l'interdiction d'entrer sur son territoire pour tout visiteur étranger pendant deux semaines afin de contenir la propagation, en Afrique du Sud, du nouveau variant de la COVID-19, nommé Omicron.

Dans un communiqué, le premier ministre israélien, Naftali Bennett, a déclaré que l'interdiction s'étendrait pendant 14 jours, sous réserve d'approbation du gouvernement.

Elle entrera en vigueur à minuit, dans la nuit de dimanche à lundi.

Israël a enregistré un cas confirmé et sept cas suspects de contamination par ce nouveau variant potentiellement plus contagieux et jugé préoccupant par l'Organisation mondiale de la santé.

Les autorités espèrent que, dans cet intervalle de 14 jours, davantage d'information sera accessible sur l'efficacité des vaccins contre la COVID-19 relativement à ce variant.

Situation préoccupante en Europe

Le variant Omicron a par ailleurs gagné le Vieux Continent. Les autorités du Royaume-Uni ont confirmé des cas chez des voyageurs. L’Allemagne rapporte aussi deux cas du variant en Bavière et l'Italie enregistre de son côté un cas d'Omicron sur son territoire.

Au Royaume-Uni, deux cas du variant ont été rapportés samedi par le ministre de la Santé, Sajid Javid. Les deux personnes et leur entourage immédiat sont en isolement et subissent de nouveaux tests de dépistage.

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé samedi qu'il durcirait les mesures d'entrée dans son pays afin de ralentir la propagation du variant Omicron.

En raison du nouveau variant, nous devons aller plus loin et mettre en place un nouveau régime de tests, a déclaré le dirigeant lors d'une conférence de presse. Nous demanderons à toute personne entrant au Royaume-Uni de passer un test PCR deux jours après son arrivée et de s'isoler jusqu'à ce qu'elle ait le résultat.

Dès dimanche, le Royaume-Uni interdira aussi les vols en provenance du Malawi, du Mozambique, de la Zambie et de l'Angola.

L'Allemagne a confirmé samedi avoir détecté ses deux premiers cas de contamination au variant Omicron de la COVID-19 chez des voyageurs arrivés d'Afrique du Sud à l'aéroport de Munich (sud), ont annoncé les autorités locales.

Deux cas suspects du variant Omicron, classé comme variant préoccupant par l'Organisation mondiale de la santé, ont été confirmés en Bavière, a annoncé dans un communiqué le ministère de la Santé de cet État du sud de l'Allemagne.

Des tests réalisés vendredi soir sur un passager en provenance d'Afrique du Sud à l'aéroport de Francfort, le principal du pays le plus peuplé de l'Union européenne, avaient déjà révélé plusieurs mutations typiques d'Omicron, a affirmé le ministre régional des Affaires sociales, Kai Klose.

Un long couloir de l'aéroport de Francfort, en Allemagne, est pratiquement désert. On voit au loin quelques voyageurs, dont une dame masquée qui marche vers la gauche.

Le premier cas potentiel du variant Omicron en Allemagne a été détecté chez un voyageur qui a atterri à Francfort.

Photo : Associated Press / Michael Probst

Un premier cas du variant Omicron du coronavirus a été détecté en Italie, a annoncé samedi soir l'Institut supérieur de la santé (ISS), qui dépend du gouvernement italien.

L'échantillon positif a été prélevé sur un patient en provenance du Mozambique, a précisé l'ISS dans un communiqué. Le patient et les membres de sa famille sont en bonne santé.

Les Pays-Bas aux aguets

Aux Pays-Bas, les autorités ont isolé 61 personnes déclarées positives à la COVID-19 à leur arrivée sur deux vols en provenance d'Afrique du Sud vendredi. Les autorités mènent des investigations supplémentaires pour voir si certains voyageurs portent le variant Omicron.

Les avions sont arrivés aux Pays-Bas en provenance de Johannesburg et du Cap, peu de temps après que le gouvernement néerlandais eut interdit les vols en provenance des pays d'Afrique australe.

Les 539 voyageurs déclarés négatifs ont été autorisés à rentrer chez eux ou à poursuivre leur voyage vers d'autres pays. En vertu de la réglementation gouvernementale, ceux qui vivent aux Pays-Bas et qui sont autorisés à rentrer chez eux doivent s'isoler pendant au moins cinq jours.

De son côté, le premier ministre tchèque, Andrej Babis, a affirmé samedi qu'un laboratoire local effectuait des recherches sur un prélèvement réalisé sur une femme qui s'était rendue en Namibie et a été déclarée positive à la COVID-19 à son retour.

Elle est rentrée par avion en République tchèque par l'Afrique du Sud et Dubaï, a tweeté M. Babis. La femme était vaccinée. Elle a des symptômes modérés, et nous aurons le résultat du séquençage demain.

La Belgique avait déjà annoncé le premier cas connu en Europe du nouveau variant Omicron. Il s'agissait d'une personne non vaccinée arrivée le 11 novembre d'Égypte par la Turquie.

Il existe un risque de élevé à très élevé que le variant Omicron se répande en Europe, estime pour sa part l'agence de santé de l'Union européenne.

Un avion décolle; d'autres sont au sol.

De nombreux pays ont banni les vols en provenance de différents États africains (archives).

Photo : Reuters / ALY SONG

Restrictions aux pays d’Afrique australe

Une multitude de pays, dont le Canada, l'Australie, le Brésil, l'Iran, le Japon, la Thaïlande et les États-Unis, se sont joints à l'Union européenne et au Royaume-Uni pour imposer des restrictions aux pays d'Afrique australe en réponse aux avertissements concernant la transmissibilité du nouveau variant, en dépit des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a déconseillé de prendre des mesures de restriction des voyages.

Malgré l'arrêt des vols, il y a de plus en plus de preuves que le variant se répand déjà. Outre l'Europe, des cas ont été signalés chez des voyageurs en Israël et à Hong Kong.

L'Organisation mondiale de la santé a nommé le nouveau variant Omicron, le qualifiant de variant « préoccupant » en raison de son nombre élevé de mutations et de certaines preuves précoces qui montrent qu'il possède un degré d'infection plus élevé que les autres variants.

Cela signifie que les personnes qui ont contracté la COVID-19 et se sont rétablies pourraient être sujettes à l'attraper de nouveau. Cela pourrait prendre des semaines avant de savoir si les vaccins actuels sont moins efficaces contre lui.

Propagation rapide

La propagation rapide du variant chez les jeunes en Afrique du Sud a alarmé les professionnels de la santé, même s'il n'y avait aucune indication immédiate que le variant provoque une maladie plus grave. En seulement deux semaines, Omicron a transformé une période de faible transmission du virus dans le pays en une période de croissance rapide.

Un certain nombre de sociétés pharmaceutiques, dont AstraZeneca, Moderna, Novavax et Pfizer, ont déclaré avoir mis en place des plans pour adapter leurs vaccins à la lumière de l'émergence d'Omicron.

Des seringues et des fioles contenant le vaccin contre la COVID-19 de Moderna.

Les fabricants de vaccins évaluent la manière d'adapter leurs produits pour affronter le nouveau variant (archives).

Photo : AFP / JUSTIN TALLIS

Le professeur Andrew Pollard, directeur de l'Oxford Vaccine Group qui a développé le vaccin AstraZeneca, a exprimé un optimisme prudent quant au fait que les vaccins existants pourraient être efficaces pour prévenir les maladies graves dues au variant Omicron.

Il a déclaré que la plupart des mutations semblent se trouver dans des régions similaires à celles d'autres variants.

Cela signifie qu'en dépit des mutations qui existent dans d'autres variants, les vaccins ont continué à prévenir des maladies graves au fur et à mesure que nous traversons l'Alpha, le Bêta, le Gamma et le Delta, a-t-il déclaré à la radio de la BBC.

Au moins d'un point de vue spéculatif, nous ressentons un certain optimisme quant au fait que le vaccin devrait toujours protéger contre une forme de maladie grave du nouveau variant, mais nous devons vraiment attendre plusieurs semaines pour que cela soit confirmé.

Il a ajouté qu'il est extrêmement improbable qu'on assiste au redémarrage d'une pandémie dans une population vaccinée comme nous l'avons vu l'année dernière.

Certains experts ont déclaré que l'émergence du variant illustrait à quel point l'accumulation de vaccins dans les pays riches menace de prolonger la pandémie.

Moins de 6 % des personnes en Afrique ont été entièrement immunisées contre la COVID-19, et des millions de travailleurs de la santé et de personnes vulnérables n'ont pas encore reçu ne serait-ce qu'une dose. Ces conditions peuvent accélérer la propagation du virus, lui offrant plus de possibilités d'évoluer vers un variant dangereux.

Depuis fin 2019, la pandémie a fait au moins 5,18 millions de morts dans le monde, selon un décompte de l'Agence France-Presse.

Avec les informations de l'Agence France-Presse, de Reuters et de l'Associated Press

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !