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Important barrage policier à Saguenay

Un camion de la police

Une importante opération de sensibilisation s'est tenue, vendredi soir, à Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Une importante intervention policière s’est tenue, vendredi soir, à l’intersection du boulevard Talbot et de l’autoroute 70 à Chicoutimi. Cette opération nationale concertée qui cible la capacité de conduite affaiblie par l’alcool, la drogue ou une combinaison des deux s’étendra jusqu’au 3 janvier 2022.

Une trentaine de policiers ainsi que des contrôleurs routiers participaient à l’intervention menée conjointement par la Sûreté du Québec (SQ), le Service de police de Saguenay (SPS) et Contrôle routier Québec.

C’est la première d’une série d’opérations qu’on va mener sur notre territoire pour la période des Fêtes. On s’est aperçu qu’avec la COVID, les gens ont peut-être perdu leurs bonnes habitudes de conduite. C’est vraiment dans le but de passer le message : rappeler l’importance de ne pas conduire si on a les capacités affaiblies par l’alcool, la drogue ou même les deux, ça peut même être la fatigue. C’est vraiment un rappel qu’on veut faire à l'ensemble de la population, explique le porte-parole du Service de police de Saguenay, Luc Tardif.

L’opération a débuté sur le coup de 19 heures. Quelques dizaines de policiers étaient placés sur le boulevard Talbot aux environs de la jonction de l’autoroute 70. Les automobilistes étaient, ainsi, interceptés dans les deux sens du réseau routier.

Un policier parle à un automobiliste

Une trentaine de policiers ainsi que des contrôleurs routiers participaient à l’intervention.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Une première vérification de l’état des conducteurs était effectuée. Le premier triage se déroule très rapidement. En seulement quelques secondes, le policier décide si le conducteur peut poursuivre sa route ou s’il doit être envoyé vers un point de contrôle. La très grande majorité des conducteurs ont été en mesure de poursuivre leur chemin.

Lors du passage de Radio-Canada, quelques automobilistes ont dû se ranger en bordure du boulevard pour la deuxième étape. Le porte-parole pour le Service de police de Saguenay, Luc Tardif explique que les agents interagissent avec la personne au volant pour valider s'il y a des motifs raisonnables et probables de croire que le conducteur a les capacités affaiblies par l’alcool ou la drogue .

Un appareil de détection approuvé

L'appareil de détection approuvé permet de détecter les facultés affaiblies

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Après cette étape, certaines personnes sont appelées à souffler dans l'appareil de détection approuvé (ADA). Un poste de commandement était placé à proximité du lieu de l’opération afin d’offrir un appui aux policiers en action.

« À cette heure-ci, c’est pour rappeler aux gens qu’on sera là en fin de soirée, qu’on sera là à 3 h du matin et qu’on peut être là à 7 h. C’est vraiment à tout moment, et ce, jusqu’au 3 janvier »

— Une citation de  Sergent Hugues Beaulieu, agent d'information à la Sûreté du Québec.

Lancée vendredi soir, l’opération nationale se poursuivra pour un peu plus d’un mois. Des points de contrôle routier se tiendront aux quatre coins de la province, et ce, à toute heure de la journée.

Il y aura une forte présence policière pour rappeler aux gens que les partys de bureau ont commencé et qu’on sera présent sur la route pour justement leur faire penser de prendre un moyen de retourner à la maison de façon alternative , expliquait le sergent Hugues Beaulieu.

Les données fournies par la Sûreté du Québec indiquent que pour chaque année, en moyenne, de 2015 à 2019, l’alcool était la cause de collision ayant entraîné près du quart des décès annuels et 15 % des personnes blessées gravement, et ce, malgré les campagnes de sensibilisation, la présence policière et les options de raccompagnement. Par ailleurs, la présence de drogues ou de médicaments a été décelée chez 37 % des conducteurs décédés ayant subi un test. Le cannabis était la drogue la plus souvent dépistée, soit environ une fois sur cinq.

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