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Le nouveau « maître chez nous » de Dominique Anglade

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Dominique Anglade veut rappeler le legs du PLQ en matière de grands projets énergétiques, tout en appelant à une transformation verte de l'économie québécoise.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le Parti libéral est en crise d'identité et il ne faut pas le nier, a lancé Dominique Anglade aux militants libéraux réunis en congrès à Québec. « On va se dire les vraies choses, le Parti libéral du Québec traverse un moment de redéfinition », a dit la cheffe dans les premières minutes de son discours d'ouverture ce soir.

Mais elle rejette du revers de la main toutes les comparaisons avec les autres formations politiques, notamment lorsque des militants laissent entendre que le virage progressiste du PLQ sonne à certains égards comme le programme de Québec solidaire. Le Parti libéral ne sera jamais, et je dis bien jamais, la pâle copie de quoi que ce soit ou de qui que ce soit, rétorque la leader libérale.

Pour se démarquer, elle renoue avec la tradition des grands projets : À chaque époque, des gouvernements libéraux ont fait l’histoire. L'un des legs les plus importants du Parti libéral, c'est l'énergie, a-t-elle rappelé aux centaines de militants venus l'écouter au centre des congrès.

À ce chapitre, elle évoque la nationalisation d'Hydro-Québec avec Jean Lesage, la construction de la Baie-James avec Robert Bourassa et la centrale Romaine avec Jean Charest.

Elle veut donc aussi s'inscrire dans l'histoire en proposant son propre projet, qui rallie cette tradition libérale et le virage vert qu'elle souhaite faire prendre au parti.

Dominique Anglade lance le projet Eco pour lutter contre les changements climatiques tout en créant de la richesse. Éco, pour économie et écologie, a souligné la cheffe libérale. Elle veut consacrer 100 milliards de dollars, au sein du prochain gouvernement libéral et pour 2050, à ce qu'elle n'hésite pas à qualifier de véritable révolution énergétique. Des investissements qui proviendront tant du secteur public que du secteur privé.

Nationalisation de l'hydrogène

Ce nouveau chantier repose sur la nationalisation de l'hydrogène vert. La cheffe libérale veut créer une société d'État pour coordonner la production de cette énergie renouvelable.

Le potentiel est énorme : La course à l'hydrogène vert est déjà bien lancée, précise-t-elle dans son discours. L'hydrogène vert représentera 24 % de la demande énergétique mondiale d'ici 2050. Pour y répondre, il faudra multiplier la production par 800. Déjà, l'Allemagne et la France sont sur la ligne de départ, et Dominique Anglade veut positionner le Québec dans la course.

« Pour être maîtres chez nous du nouvel horizon qui se dessine avec l’hydrogène, nous devons nous doter d’instruments à la hauteur de nos ambitions. »

— Une citation de  Dominique Anglade, cheffe du Parti libéral

Pour produire de l'hydrogène vert, cependant, il faut d'abord produire beaucoup d'hydroélectricité. Un gouvernement libéral relancerait la production électrique québécoise. Si on additionne l’électrification de l’économie et le développement de l’hydrogène, nous aurons deux Baie-James d’énergie à construire d’ici 2050, avance Dominique Anglade. Il n'est pas pour autant question de construire de nouveaux barrages : le PLQ mise sur l'efficacité énergétique en mettant fin au gaspillage et à l'augmentation de toutes les formes d'énergies renouvelables, qu'elles soient éolienne, solaire ou hydroélectrique.

En positionnant ainsi le parti, Dominique Anglade espère que les libéraux parviendront à se distinguer des autres dans l'esprit des électeurs. Elle veut que le PLQ trouve sa niche entre la vision de la CAQ, qu'elle qualifie d'un autre siècle avec la construction d'un troisième lien entre Québec et Lévis, et celle de Québec solidaire, qui n'est pas suffisamment axée sur l'économie au goût de la cheffe libérale.

Ce sera d'abord aux militants d'entériner cette nouvelle vision libérale à l'occasion du congrès de la fin de semaine.

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