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Vendredi fou à Québec : moins de rabais dans certains magasins

La boutique Imaginaire à Laurier Québec.

La boutique Imaginaire à Laurier Québec

Photo : Radio-Canada

C’était le retour des foules pour le Vendredi fou dans les centres commerciaux de Québec. L’événement a toujours la cote, en fin d’avant-midi, Laurier Québec enregistrait une hausse de 15 % d’achalandage par rapport à 2019.

Des clients ont toutefois rapidement remarqué que les rabais à certains endroits sont moins alléchants que ceux des années précédentes. C’est le cas notamment au magasin L’Imaginaire, où les problèmes d’approvisionnement donnent des maux de tête au propriétaire, Benoît Doyon. Quand je demande à mes fournisseurs, ils me disent que c'est commandé depuis trois ou six mois, et on attend [toujours], explique-t-il.

Dans les circonstances, il a réduit environ de moitié les rabais qu’il offre pour le Vendredi fou. Le commerçant juge qu’il serait perdant de vendre un produit au rabais s’il n’est pas capable de remplir ses tablettes d’ici Noël. Comme commerçant, vendre à rabais aujourd'hui un produit dont je vais perdre la vente demain, c'est quelque chose qui est difficile mathématiquement à faire. On va essayer de le vendre à son plein prix et pas le vendre au rabais.

Il prévient aussi les clients qu’ils seront peut-être contraints d’y aller avec leur deuxième, ou même leur troisième choix puisque certains articles commencent déjà à manquer. Déjà en début d’après-midi, la journée du vendredi s’annonçait tout de même exceptionnelle pour son commerce.

On est en avance sur les chiffres de l'année passée. Mais c'est surtout que c'est agréable. Je vous le dis, il y a des Black Friday où ça joue du coude et les gens sont pressés. Et là ça va bien c'est une belle journée.

Benoît Doyon, propriétaire de la boutique Imaginaire.

Benoît Doyon, propriétaire de la boutique Imaginaire.

Photo : Radio-Canada

« C'est notre plus grosse journée de l'année. Les commandes internet y sont pour beaucoup aussi. Beaucoup de gens réservent, et après ça, viennent les récupérer un peu plus tard. »

— Une citation de  Benoît Doyon, propriétaire de la boutique Imaginaire

Soldes de plusieurs jours

Dans le même centre commercial, chez Sports experts, le président-directeur général du Groupe Boucher sport offre quant à lui les mêmes rabais qu’à l’habitude, soit de 15 à 20 % sur toute la marchandise en magasin. Martin Boucher admet que l’approvisionnement a été un défi, mais ses équipes ont néanmoins été en mesure d’avoir tout le matériel nécessaire pour le Vendredi fou.

M. Boucher remarque lui aussi l’ambiance bon enfant de cette journée de chasse aux rabais. Compte tenu du taux de vaccination, les gens sont en confiance. Ça aide à l'expérience client, on sent les gens très détendus.

Martin Boucher, PDG du Groupe Boucher sports.

Martin Boucher, PDG du Groupe Boucher sports.

Photo : Radio-Canada

« On est vraiment content de l'achalandage et ça se déroule bien. On a ouvert à 8h, ça donne une chance pour étirer le trafic sur une plus longue journée. »

— Une citation de  Martin Boucher, PDG du Groupe Boucher sports

Martin Boucher, qui possède 29 franchises de 4 bannières, confirme que le Vendredi fou a définitivement remplacé les soldes d’Après-Noël au titre de meilleure journée de ventes. Comme plusieurs détaillants, il étire lui aussi les soldes sur plusieurs jours, notamment pour faire le pont avec le cyberlundi.

Le président-directeur général s’attend néanmoins à ce que les difficultés d’approvisionnement soient encore présentes l’an prochain, alors que certaines usines sont toujours fermées en Asie. Le contrecoup de ça, on va l'avoir plus en 2022. Je pense qu'on va être capable d'avoir le même stock, mais je pense qu'on va avoir des délais pour les livraisons.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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