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Québec quadruple le nombre d’inspecteurs dans les résidences pour aînés

Une dame en fauteuil roulant dans le couloir d'un milieu de vie pour aînés.

Le nombre d'inspecteurs affectés aux RPA passera de 7 à 26.

Photo : Radio-Canada

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) du Québec affiche 19 nouveaux postes afin de recruter des inspecteurs qui visiteront les résidences privées pour aînés (RPA). Une augmentation significative, puisqu'ils ne sont présentement que 7 dans toute la province.

Grâce à cet ajout à l'effectif, il est prévu d’augmenter la fréquence des inspections en RPA lorsque les nouveaux inspecteurs seront en fonction, explique le MSSS.

Pour le moment, une RPA reçoit en moyenne une visite d'inspecteur tous les quatre ans.

« On souhaite faire une visite par année dans chacune des résidences privées pour aînés. »

— Une citation de  Marie-Hélène Émond, porte-parole du MSSS

Actuellement, pour surveiller les 1750 RPA du Québec, le MSSS dispose de quatre inspecteurs à Montréal et de trois à Québec.

Le président du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Christian Daigle, se dit très content de ces ajouts. En même temps, il regrette que ça n'ait pas fait l'objet d'une annonce publique.

Ils l'ont fait en catimini parce qu'ils étaient gênés qu'il n'y ait que sept inspecteurs [actuellement], croit-il.

« Pour nous, ça veut dire que le gouvernement reconnaît qu'il manquait de ressources sur le plan des inspections. »

— Une citation de  Christian Daigle, président du SFPQ

À titre de comparaison, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation compte sur 18 inspecteurs voués au dossier du bien-être animal.

En 2019, il y a eu 551 inspections en RPA, contre environ 5000 dans le bien-être animal.

Des inspections essentielles pour la sécurité des aînés

Un homme âgé sur son balcon.

Dans des cas exceptionnels de non-conformité, la certification peut être retirée à une RPA.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Parmi les problèmes les plus souvent constatés par les inspecteurs dans les résidences pour aînés, on note les plans de sécurité incendie non conformes, les déficiences quant à la prévention et au contrôle des infections ou à la prévention des chutes, le non-respect du nombre minimal d'employés présents dans la résidence ou encore la gestion non conforme des médicaments.

Dans des cas exceptionnels de non-conformité, la certification peut être retirée à une RPA. La plupart du temps, des suivis sont réalisés pour s'assurer que des correctifs ont été mis en place.

Le Regroupement québécois des résidences privées pour aînés s'est lui-même montré  très ouvert  à ce qu'il y ait plus d'inspections dans les RPA.

Pas de véritables inspections en CHSLD

Le SFPQ, qui représente les inspecteurs, souhaite que des inspections semblables à celles qui ont cours dans les RPA soient faites dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

Tous les trois ans, les CHSLD doivent faire l'objet d'une visite d’évaluation de la qualité du milieu de vie, mais il ne s'agit pas de véritables inspections, a déjà reconnu le ministère de la Santé.

Ces visites surprises sont davantage des observations et ne sont pas menées par des inspecteurs disposant d'un pouvoir coercitif et pouvant remettre des avis de non-conformité.

Les deux évaluateurs, un fonctionnaire et un représentant de comités d'usagers, se contentent de formuler des recommandations, le cas échéant. L'établissement peut être amené à présenter un plan d’amélioration.

« Pour les inspections dans les CHSLD, il n’y a pas eu d'ajout de postes pour l’instant concernant les évaluateurs. Des réflexions sont en cours. »

— Une citation de  Marie-Hélène Émond, porte-parole du MSSS

Les municipalités, les services incendie, la Régie du bâtiment ou même les ordres professionnels sont aussi habilités à inspecter les milieux de vie pour aînés.

Les résidences doivent par ailleurs recevoir tous les quatre ans une certification d'Agrément Canada. Les évaluateurs de cet organisme indépendant peuvent passer plusieurs jours dans un établissement et demandent de fournir des documents des mois d'avance.

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