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Pénurie d’infirmières en Outaouais : un projet-pilote d’autogestion des horaires

Deux infirmières ajustent leur équipement de protection personnel

Le projet-pilote permettra aux infirmières de gérer leur horaire elles-mêmes (archives).

Photo : Reuters / Shannon Stapleton

Radio-Canada

Tous les acteurs du réseau de la santé semblent travailler de concert pour mettre sur pied un projet-pilote qui permettra aux infirmières de gérer elles-mêmes leur horaire. Le syndicat soutient qu’il s’agit de l’une des mesures nécessaires pour combattre la pénurie de main-d'œuvre dans le domaine.

Questionné par courriel jeudi, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais s’est dit ouvert à mettre en place ce type de projet dans le but d'attirer et de retenir notre main-d'œuvre et d'assurer un équilibre entre travail et vie personnelle.

Nous travaillons avec les syndicats concernant un projet-pilote pour l'urgence de Gatineau, peut-on également y lire. Le projet sera déployé par la suite à l'Hôpital de Gatineau et dans les autres installations du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais.

Le représentant du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO), Louis Carpentier a confirmé que des discussions sont en cours à ce sujet.

C’est le secteur de courte durée de l'Hôpital de Maniwaki qui lancera le bal, a indiqué M. Carpentier en entrevue, mais l’urgence de l’Hôpital de Gatineau ne devrait pas tarder, étant donné les problèmes de personnel ayant engendré sa fermeture l’été dernier.

L'hôpital de Maniwaki au printemps.

L'Hôpital de Maniwaki dans la Vallée-de-la-Gatineau

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

L'objectif est de tester la formule et éventuellement de l'implanter ailleurs, si les résultats sont concluants.

Le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais a bon espoir que cela pourra favoriser la rétention du personnel.

L’autogestion des horaires pourrait permettre d’avoir moins d’absentéisme, a aussi expliqué M. Carpentier.

Le simple fait de pouvoir choisir son horaire et de le modifier soi-même est un avantage considérable qui permet une meilleure conciliation du travail avec les autres sphères de la vie des employés, selon lui.

On n’a pas inventé l’autogestion des horaires, a rappelé le représentant syndical. Le projet-pilote s’inspire plutôt d’une formule qui fonctionne bien ailleurs, notamment dans les hôpitaux anglophones.

« On sait que dans les hôpitaux anglophones, c'était quelque chose qui se faisait plus souvent, c'était un mode de fonctionnement. »

— Une citation de  Louis Carpentier, représentant du SPSO

Il y a des gens qui l'apprécient, c'est un peu comme les quarts de 12 heures, c'est aussi inspiré des hôpitaux anglophones où c'est une pratique plus fréquente, a-t-il expliqué. C'est quelque chose qu'on a amené il y a plusieurs années pour tenter de pallier la pénurie.

Ce dernier a souligné qu’un problème similaire avait été rapporté il y a plusieurs années en périnatalité à l’Hôpital de Gatineau. La pénurie de personnel posait problème et c’est avec différentes mesures qu’on a réussi à régulariser la situation, a complété M. Carpentier.

M. Carpentier ne fonde pas tous ses espoirs de recrutement et de rétention sur l'autogestion des horaires, mais souligne qu’il s’agit d’une piste parmi tant d'autres.

Présentement, avec tout ce qu’on vit, fermeture d’urgence, fermeture du 7e nord, autres départements en difficulté aussi, il faut essayer des choses, a-t-il indiqué.

Les discussions se poursuivent avec l'employeur pour confirmer comment, quand et à quel endroit le projet pilote sera mis en place. Aucun échéancier précis n’est sur la table pour l'instant.

Après les Fêtes, il y a de bonnes chances qu’on puisse commencer à certains endroits pour voir, a cependant mentionné le syndicat.

Avec les informations de Laurie Trudel

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