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Variant Omicron : Ottawa bloque l’entrée des voyageurs provenant de 7 pays d’Afrique

Jean-Yves Duclos en conférence de presse, Theresa Tam sur un écran derrière lui.

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, et la médecin hygiéniste en chef du Canada, Theresa Tam, ont répondu aux questions des médias sur le nouveau variant Omicron, vendredi.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Face à la propagation rapide de la nouvelle souche de coronavirus B.1.1.529 baptisée « Omicron », le gouvernement fédéral a annoncé vendredi la mise en place de cinq mesures, dont la fermeture des frontières à tous les voyageurs en provenance de la majeure partie des pays de l'Afrique australe.

Les mesures de sécurisation des frontières qui entrent immédiatement en vigueur ont été annoncées par le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, et son collègue ministre des Transports, Omar Alghabra, en conférence de presse.

Détails des mesures instaurées aux frontières :

  • Interdiction d'entrer au Canada pour tous les ressortissants étrangers en provenance de l’Afrique du Sud, du Mozambique, du Botswana, du Zimbabwe, du Lesotho, de l’Eswatini et de la Namibie, ou ayant transité par ces endroits.
  • Toutes les personnes qui sont arrivées au Canada depuis 14 jours et qui ont voyagé dans ces pays ou transité par ceux-ci, doivent se mettre immédiatement en quarantaine et subir un dépistage de la COVID-19. La quarantaine et l’auto-isolement devront être maintenus jusqu’à l’obtention d’un résultat négatif.
  • Les Canadiens et les résidents permanents qui ont transité ou voyagé dans ces régions seront testés dès leur arrivée au Canada et seront aussi tenus d'effectuer une quarantaine dans un hôtel approuvé – à leurs frais – jusqu’à l’obtention d’un test de COVID-19 négatif. Ceux qui seront déclarés négatifs pourront poursuivre leur quarantaine chez eux, durant 14 jours, à condition de passer un nouveau test de dépistage au huitième jour de leur période d’isolement.
  • Des avis aux voyageurs seront transmis par Affaires mondiales Canada pour les « décourager fortement » de se rendre en Afrique australe jusqu’à nouvel ordre.
  • Les Canadiens ou résidents permanents qui reviennent de l’une de ces destinations devront se faire tester contre la COVID-19 dans le dernier pays par lequel ils ont transité avant qu’ils puissent monter dans un avion à destination du Canada.

Le gouvernement des États-Unis et l'Union européenne ont aussi annoncé des mesures similaires.

Gros plan sur le visage de Jean-Yves Duclos durant une conférence de presse sur le variant Omicron.

Dépistage aux frontières

Le ministre des Transports, Omar Alghabra, a pour sa part assuré qu'il n'existe actuellement aucun vol direct entre le Canada et les régions visées par l'interdiction.

C'est pourquoi Ottawa exige que les Canadiens ou résidents permanents qui arrivent du sud de l'Afrique par des vols différés ou à la suite d'escales, subissent un test de dépistage dans le dernier pays où ils se sont trouvés avant de monter à bord d'un appareil à destination du Canada. Ce test négatif devra par ailleurs avoir été effectué dans les 72 heures précédant leur arrivée au Canada.

Par exemple, si vous avez séjourné au Zimbabwe et que vous rentrez au Canada en faisant escale à Paris, vous devrez subir un test de dépistage de la COVID-19 en France avant de monter à bord de l'avion qui vous ramènera au Canada.

« Nous exigeons sur-le-champ ces tests effectués dans les pays tiers, et cette mesure sera maintenue jusqu’au 31 janvier. »

— Une citation de  Omar Alghabra, ministre des Transports du Canada
Un travailleur de la santé, debout, s'adresse à des patients assis devant lui lors d'une clinique de vaccination contre la COVID-19 en Afrique du Sud.

Une clinique de vaccination contre la COVID-19 à Johannesburg, en Afrique du Sud, en août 2021

Photo : AFP / PHILL MAGAKOE

Peut-être déjà au Canada

Potentiellement très contagieux, le variant Omicron a été détecté ces derniers jours en Afrique du Sud.

Selon les experts, le variant Omicron présente un nombre extrêmement élevé de mutations et un potentiel de propagation très rapide.

Ce ne serait pas surprenant qu'il soit déjà au Canada, a déclaré la Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada. Elle a toutefois précisé qu'il était encore trop tôt pour connaître son degré de dangerosité et à quel point il était capable de contourner la protection offerte par les vaccins.

Précisons qu'aucun cas du variant Omicron n'a encore été détecté au Canada.

Alors qu’il se répand rapidement dans le sud du continent africain, des cas de variant Omicron ont aussi été signalés à Hong Kong, en Israël ainsi qu'en Belgique.

Des appels à agir vite

Plusieurs voix s'étaient élevées en matinée pour demander à Ottawa de prendre rapidement des mesures frontalières devant la progression rapide dans le monde du nouveau variant.

Le chef de l’opposition officielle à Ottawa, Erin O’Toole, avait demandé au gouvernement Trudeau de sécuriser dès maintenant les frontières par mesure de précaution. Les gouvernements du Québec, de l’Ontario et de l’Alberta ont fait de même.

« Avec les rapports sur la propagation d'un nouveau variant de la COVID-19, nous avons une petite fenêtre d'opportunité pour agir, et nous devons agir maintenant. »

— Une citation de  Erin O’Toole, chef de l’opposition officielle

Dès le début de la journée, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, avait réclamé l'interdiction immédiate des vols en provenance des pays préoccupants à la suite d’une rencontre avec le médecin hygiéniste en chef de la province, le Dr Kieran Moore. J’ai contacté le gouvernement fédéral pour exprimer mon extrême inquiétude quant aux risques qu’il y a et à la nécessité d’agir immédiatement, a déclaré Doug Ford.

À Québec, le premier ministre François Legault a lui aussi exhorté Ottawa à interdire dès maintenant les vols ou les passagers qui viennent [de l'Afrique du Sud] ou qui sont passés par [là].

C’est vraiment très inquiétant. On a confirmation que c’est déjà en Belgique, a renchéri le premier ministre du Québec.

En Alberta, le premier ministre Jason Kenney a lui aussi sonné l’alarme.

Je demande au gouvernement fédéral de suivre l'exemple de la Grande-Bretagne en interdisant les voyages dans les pays où circule ce nouveau variant dangereux de la COVID-19. Le Canada ne doit pas répéter l'erreur de sa politique d'ouverture des frontières au début de la pandémie mondiale, a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Avec les informations de La Presse canadienne

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