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Les Canadiens appelés à « quitter immédiatement » l’Éthiopie

Un char endommagé.

Un char endommagé sur une route au nord de Mekele, la capitale du Tigré (archives).

Photo : tigre-conflit-arme / EDUARDO SOTERAS

Radio-Canada

Il faut quitter l’Éthiopie au plus vite. Le ton du message de la ministre des Affaires étrangères aux ressortissants canadiens ne permet aucun doute. La situation ne cesse en effet de s’aggraver alors que les combats entre l’armée et les rebelles se rapprochent d’Addis-Abeba la capitale.

Le Canada s'inquiète de la détérioration rapide des conditions de sécurité en Éthiopie, a écrit la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, dans un communiqué rendu public vendredi. Jusque-là, Ottawa se limitait à conseiller aux Canadiens d'éviter tout voyage dans ce pays est-africain.

« Nous demandons maintenant aux Canadiens qui s'y trouvent de quitter immédiatement le pays, s'il est sécuritaire de le faire. »

— Une citation de  Mélanie Joly, ministre canadienne des Affaires étrangères

La disponibilité des vols commerciaux pourrait bientôt devenir limitée si la situation continue de s'aggraver, ajoute Mme Joly.

Le Canada n’est pas le seul pays à demander à ses ressortissants de fuir ce pays.

La France appelle ses ressortissants à quitter sans délai l’Éthiopie, alors que l'Organisation des Nations unies (ONU) évacue les familles de ses employés internationaux dans le pays.

Un document interne des services de sécurité de l'Organisation des Nations unies consulté par l'Agence France-Presse demande à l'organisation de coordonner l'évacuation et s'assurer que tous les membres éligibles des familles du personnel recruté à l'étranger quittent le pays au plus tard le 25 novembre 202.

Le porte-parole de l'Organisation des Nations unies, Stéphane Dujarric, estimant à plusieurs centaines le nombre des personnes concernées par cette mesure.

Le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà donné les mêmes instructions à leurs ressortissants. Ces appels ont lieu dans un contexte de tensions externes.

Deux femmes passent devant un camion militaire endommagé.

Deux femmes passent devant un camion endommagé appartenant aux forces de défense éthiopiennes dans le village de Bisober, dans la région du Tigré en Éthiopie (archives).

Photo : Getty Images / EDUARDO SOTERAS

Le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed est engagé depuis le début du mois dans un véritable bras de fer avec les autorités de la région du Tigré, issues du Front de libération du Tigré (TPLF), qu'il accuse d'avoir attaqué des bases militaires.

En octobre, le Front de libération du Tigré a annoncé la prise de deux villes-clés en Amhara, se rapprochant ainsi de la capitale, une information aussitôt démentie par Addis-Abeba.

Fort d’une alliance avec un groupe rebelle oromo non loin de la capitale, le Front de libération du Tigré a affirmé se trouver à Shewa Robit, à 220 km au nord-est d'Addis-Abeba.

Certains diplomates avancent même que certains combattants se trouvent déjà à Debre Sina, plus proche d'environ 30 km de la capitale.

Appels incessants au cessez-le-feu

Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé mercredi à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel.

Cet appel vient s’ajouter à ceux émanant la veille des chefs d'État sud-africain et kényan, Cyril Ramaphosa et Uhuru Kenyatta.

L'émissaire américain pour l'Éthiopie, Jeffrey Feltman, a laissé croire à des progrès naissants pour un règlement diplomatique du conflit. Il a toutefois prévenu que l'escalade militaire risquait d’anéantir ces efforts.

Avec les informations de La Presse canadienne, et Agence France-Presse

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