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Archives

Depuis 2001, l’Union paysanne nourrit le débat sur l’avenir de l’agriculture au Québec

Les cofondateurs de l'Union paysanne Maxime Laplante et Roméo Bouchard accompagné du journaliste et membre de l'association Daniel Pinard au congrès de fondation le 30 novembre 2001.

L'Union paysanne a été créée le 30 novembre 2001.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 30 novembre 2001 naissait l’Union paysanne. Depuis 20 ans, cette association agricole et citoyenne propose une démarche et des actions pour revaloriser l’agriculture locale et à échelle humaine au Québec.

Concevoir l’agriculture autrement

« L’Union paysanne va soutenir les petits producteurs, soutenir une agriculture alimentaire locale, transformation locale, la vente à la ferme, des méthodes de production moins dommageables pour l’environnement. »

— Une citation de  Roméo Bouchard, 2001

Le 30 novembre 2001, quelques 200 citoyens et producteurs agricoles se réunissent à Saint-Germain-de-Kamouraska pour fonder l’Union paysanne.

L’Union paysanne naît dans un contexte international de contestation du modèle dominant de la logique productiviste dans le domaine agroalimentaire.

Ses sources d’inspiration proviennent de la Confédération paysanne de France et de Via Campesina, un mouvement qui fait la promotion d’une agriculture alternative et qui regrouperait 200 millions de paysans à travers la planète.

L'heure du midi, 30 novembre 2001

Le 30 novembre 2001, le journaliste Sébastien Bovet interviewe Roméo Bouchard, cofondateur de l’Union paysanne, pour l’émission L’heure du midi, qu’anime Pierre Craig.

Roméo Bouchard confirme à Sébastien Bovet plusieurs objectifs que s’est fixés l’Union paysanne.

Il parle de soutien à l’agriculture et à la consommation locales, de même que de l’utilisation de méthodes plus écologiques dans les fermes.

Sébastien Bovet interviewe par la suite Michèle Legault, une agricultrice de Pintendre.

Celle-ci partage les opinions de Roméo Bouchard.

Elle ajoute qu’en tant que maraîchère, elle est obligée d’adhérer à l’Union des producteurs agricoles (UPA).

Or, elle dit devoir se battre au sein de cet unique syndicat agricole qui favorise nettement de gros producteurs pas nécessairement soucieux de l’environnement.

Michèle Legault fait aussi référence dans son entretien aux mégaporcheries.

Ces dernières, extrêmement polluantes et construites dans le but principal d’exporter la viande de porc québécois, faisaient l’objet d’un âpre débat au Québec en 2001.

Agriculture et consommation locales

5 sur 5, 9 décembre 2001

Le 9 décembre 2001, le journaliste Benoît Chiasson et le réalisateur Christian Blais présentent à l’émission 5 sur 5 un reportage qui confirme les motivations de celles et ceux qui, quelques jours auparavant, ont fondé l’Union paysanne.

Nous voici à Mont-Saint-Grégoire dans la ferme biologique de Madeleine et de Jean Roussel.

À la ferme Cadet-Roussel, le couple fait pousser une trentaine de variétés de légumes et élève aussi des animaux.

On comprend, à écouter les propos de nos deux cultivateurs, qu’ils partagent les mêmes inquiétudes et aspirations que Michèle Legault et Roméo Bouchard.

Les Roussel remettent par ailleurs en question le système d’achat et de vente mis en place par les grandes bannières de l’agroalimentaire.

Ce dernier oblige les produits à parcourir des distances considérables, dédaigne les petits producteurs et standardise les aliments qui ne possèdent plus aucune particularité.

Les Roussel et d’autres membres de l’Union paysanne contournent ce problème en vendant directement leurs produits de la ferme à 250 familles montréalaises.

Louise Lacroix, qui habite dans le quartier du Mile-End, est une de leurs clientes. Chaque jeudi, elle vient chercher son panier de légumes pour sa famille.

Elle ne voit dans ce système de court-circuitage pratiquement que des avantages.

Il n’y a pas d’intermédiaires, ce qui réduit les coûts. Par ailleurs, elle note que les légumes sont bien meilleurs au goût par rapport à ceux qui sont vendus dans les supermarchés.

Une particularité de ce système est que les clients sont invités par les fermiers à participer aux travaux des potagers.

Louise Lacroix adore mettre la main à la pâte. Cela aide à comprendre le travail derrière la production agricole et à apprécier la valeur des aliments.

Les actions se poursuivent

Le 30 novembre 2011, l’Union paysanne célébrait son dixième anniversaire de création.

La semaine verte, 11 décembre 2011

C’est l’occasion pour l’animateur de l’émission La semaine verte Errol Duchaine de présenter, avec le réalisateur Raynald Daoust, un reportage sur l’évolution de cette dernière et qui est diffusé le 11 décembre 2011.

Le président de l’Union paysanne Benoît Girouard affirme que c’est déjà une victoire que l’Union paysanne continue d’être vivante après 10 ans.

Beaucoup, à sa création, lui avaient prédit une brève existence.

L’Union paysanne a aussi beaucoup gagné en visibilité et en crédibilité en 10 ans.

En février 2008, le rapport de la Commission Pronovost sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire au Québec reprend plusieurs de ses idées.

Parmi celles-ci, on retrouve l’amendement de la Loi sur les producteurs agricoles.

Cet amendement permettrait de reconnaître une ou des associations professionnelles représentatives dans le secteur, ce qui mettrait fin du monopole de l’UPA.

L’Union paysanne continue par ailleurs d’alimenter les débats actuels sur l’avenir de l’agriculture comme l’autosuffisance alimentaire ou encore la lutte contre la destruction du territoire agricole.

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