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La nomination de Mary Simon ne viole pas la loi sur les langues officielles

Mary Simon aux Communes.

Lors du discours du Trône, Mary Simon a lu moins de 20 % de son discours en français, une langue qu'elle maîtrise peu pour l'instant.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Les plaintes voulant que la nomination de la gouverneure générale viole la loi sur les langues officielles sont « non fondées », selon le rapport d’enquête préliminaire du commissaire aux langues officielles déposé vendredi.

Les quelque 1000 plaintes reçues par le commissaire Raymond Théberge sont liées au fait que la nouvelle gouverneure générale Mary Simon parle l'anglais et l'inuktitut, mais pas le français, qui est pourtant l’une des deux langues officielles du Canada.

« Ces conclusions ne sont toutefois pas finales, car les plaignants et l’institution fédérale auront la possibilité de fournir leurs commentaires sur le rapport d’enquête préliminaire avant que j’émette mes conclusions finales. »

— Une citation de  Raymond Théberge, commissaire aux langues officielles

Selon les plaignants, le Bureau du Conseil privé (BCP) a manqué à ses obligations dans le cadre du processus de recommandation de candidatures pour la fonction de gouverneur général qui a mené à la nomination, par le premier ministre, de Mary Simon.

Mais selon le commissaire, le Bureau du conseil privén’a qu’un rôle de recommandation dans le processus de nomination du gouverneur général. Ainsi, il affirme ne pas pouvoir conclure que le Bureau du conseil privé est responsable de l’ultime décision du premier ministre quant à son choix de gouverneur général.

C'est sur cette base que le commissaire juge que les plaintes qui lui ont été formulées ne sont pas fondées.

Promesses d'améliorations

Première gouverneure générale autochtone, Mary Simon a été nommée 30e gouverneure générale le 6 juillet dernier. Avant même l'annonce officielle de sa nomination, sa maîtrise très sommaire du français avait fait les manchettes.

Elle avait alors promis d'apprendre. Ma langue maternelle, l’inuktitut, est la langue qui définit les Inuit comme peuple et c’est le fondement même de notre survie. Ma langue seconde, l’anglais, m’a ouvert les portes du reste du monde. Je m’engage à apprendre l’autre langue officielle du Canada, le français, avait-elle déclaré dans son discours d'installation.

Il y a deux jours encore, le fait qu'elle ait prononcé moins de 20 % du discours du Trône en français a été dénoncé par le sénateur conservateur québécois Claude Carignan.

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