•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Étonnés », les propriétaires du Jardin Enchanté contestent l’avis de révocation

Un bâtiment en briques rouges à l'automne.

La garderie Le Jardin Enchanté fait l'objet d'un avis de révocation de permis après une enquête du ministère de la Famille.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Les propriétaires de la garderie Le Jardin Enchanté se disent « étonnés » d'avoir reçu un avis de révocation de permis par le ministère de la Famille et entendent le contester.

La direction de la garderie Le Jardin Enchanté a pris connaissance avec étonnement de l’avis de révocation de permis produit mercredi dernier par le ministère de la Famille, écrivent les propriétaires dans un communiqué de presse diffusé vendredi matin.

 Nous allons nous prévaloir du délai de dix jours pour soumettre nos observations. Deux inspections ont été effectuées depuis le mois de juin et aucune n’a mené à un manquement signifié, y affirme Richard Cazes, président de l’entreprise propriétaire d'une dizaine de garderies dans la région de Québec.

Ces observations seront ensuite analysées par le ministère de la Famille, qui décidera s'il suspend ou non le permis pour ce service de garde non subventionné.

Les propriétaires ont reçu un avis de révocation de leur permis pour la garderie Le Jardin Enchanté mercredi de la part du ministère de la Famille. Cette décision faisait suite à une enquête déclenchée après la fuite de trois enfants le mois dernier. Une inspection avait été menée dès le lendemain de l'événement, laquelle a été omise par les propriétaires dans leur communiqué.

Pénurie de personnel

Le 28 octobre, les bambins de deux à trois ans ont échappé à l'attention de leur éducatrice. Ils ont déambulé près du boulevard Robert-Bourassa pendant plusieurs minutes avant d'être retrouvés par des passants. Deux d'entre eux étaient enlisés dans la boue.

La direction avait connaissance de la disparition de deux enfants lors du signalement à la police de Québec. Ce n'est que lorsque les autorités ont ramené les tout-petits à la garderie qu'elle a compris qu'ils étaient en fait trois à être sortis du bâtiment, puis du terrain de l'installation.

Dans son communiqué, la direction affirme que de nombreux parents et employés continuent de soutenir la direction, qui fait tout en son pouvoir pour maintenir les plus hauts standards de bien-être et de sécurité, et ce, malgré des enjeux de main-d’œuvre qui touchent toutes les garderies du Québec, publiques, subventionnées ou privées.

Année difficile

À la suite de l'événement du 28 octobre, des parents ayant retiré leurs enfants du service de garde au cours des derniers mois ont témoigné de cas de mauvais traitements et de négligence à la même garderie.

La directrice Geneviève Côté n'a pas nié que son équipe rencontrait des difficultés et a attribué des écarts à l'inexpérience de certaines éducatrices. Ça va beaucoup trop vite en ce moment. On est constamment en code rouge depuis le début de la pandémie. On ne fait qu'éteindre des feux. Ce n'est pas une période facile, a-t-elle dit.

La direction n'accordera pas d'entrevue durant le processus administratif avec le ministère de la Famille.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !